Originaire de Boucherville, Caroline Prud'Homme est arrivée à Trois-Rivières en 2001.

Le meilleur des deux mondes

L'attrait de la «grande ville» a longtemps séduit les jeunes de ce qu'on appelle «les régions». Mais ces dernières années, la promotion du concept de qualité de vie a contribué à ébranler le mythe. L'exemple de Caroline Prud'Homme illustre la tendance inverse de cette migration plus typique région-vers-métropole.
La trentenaire a grandi à Boucherville, sur la rive sud de Montréal, et a complété ses études collégiales en langues et communications au Collège André-Grasset, sur l'île. Intéressée à poursuivre ses études en communications à l'université, elle avait écarté les universités montréalaises, dont les programmes correspondaient moins à ce qu'elle recherchait.
Elle a tout de même complété une mineure à l'Université de Montréal. Elle n'a pas particulièrement apprécié se retrouver dans des amphithéâtres de 200 places avec un professeur au micro à l'avant et des jeunes assis dans les marches faute de sièges disponibles...
«J'avais été coordonnatrice des camps de jour à Boucherville et j'avais aimé cela. Je me disais que ce serait peut-être plus pertinent d'étudier en récréologie. Le programme se donnait à Trois-Rivières. Mais en fouillant sur le site Internet, j'ai découvert le programme de communication sociale. J'ai imprimé la liste de cours et j'ai dit à ma mère que j'avais trouvé ce que je voulais étudier!», raconte celle qui a entrepris son baccalauréat à l'Université du Québec à Trois-Rivières en 2001.
Puis les astres se sont alignés pour que Caroline Prud'Homme ne quitte plus la ville! «J'ai rencontré mon chum en deuxième année de bacc. Lui venait de la Côte-Nord et était venu étudier au Cégep», commence-t-elle en évoquant l'aspect personnel de son établissement en Mauricie. «Puis j'ai fait mon stage d'études au service des communications de l'UQTR, et j'ai eu un petit contrat au service après», continue-t-elle.
L'appel du doyen des études de premier cycle pour l'organisation d'une journée d'accueil des nouveaux étudiants a mené à un remplacement dans ce décanat, où elle détient aujourd'hui un poste d'agente de recherche. La jeune femme travaille entre autres au développement et au suivi des programmes offerts à l'université.
Après son baccalauréat, la néo-Trifluvienne maintenant mère d'une fille a aussi complété un certificat en gestion des ressources humaines et une maîtrise en communication sociale, à l'université où elle travaille!
La qualité de vie
Caroline Prud'Homme raconte que ses amies ne comprenaient pas vraiment pourquoi elle choisissait de s'installer à Trois-Rivières, mais que 10 ans plus tard, elles sont à même de constater les avantages de la vie en Mauricie.
«Quand je demeurais à Boucherville, ça me prenait une heure et quart me rendre à l'Université de Montréal. Là, je suis à 10 minutes de la garderie et de mon travail. J'ai une heure et demie pour dîner, alors je peux en profiter pour aller faire des commissions ou faire mon jogging! J'ai une qualité de vie que mes amies envient, maintenant», témoigne-t-elle, en ajoutant que l'accès à la propriété est plus facile à Trois-Rivières que dans la région métropolitaine.
«Je considère que je vis dans le meilleur des deux mondes, entre Montréal et Québec. Toutes les fois où je vais à Boucherville je suis contente d'y retourner, mais je suis contente de revenir ici aussi! Il y a aussi l'emploi, qui fait une différence. J'ai une sécurité d'emploi, un beau milieu de travail stimulant», conclut-elle.