Martin Leblanc, dirigeant-propriétaire à Royal LePage Mauricie.

Le marché immobilier trifluvien parmi les plus abordables au Canada

TROIS-RIVIÈRES — Malgré une augmentation des prix médians des propriétés de 3,4 % en un an à Trois-Rivières pour se chiffrer à 205 306 $, il s’agit d’un des endroits au Canada où le marché immobilier est le plus accessible. Il n’y a que Moncton au Nouveau-Brunswick où le prix des propriétés est plus bas qu’à Trois-Rivières. Et il s’agit que d’une différence de 289 $.

L’Étude sur le prix des maisons et des prévisions du marché de Royal LePage, qui se concentre sur les 63 plus grandes villes du Canada, démontre de plus que tous les types de propriétés ont connu une augmentation au troisième trimestre de 2018 par rapport à l’an dernier. Le prix médian des maisons à deux étages à Trois-Rivières a enregistré une hausse de 2,1 % sur 12 mois pour s’établir à 243 288 $, alors que le prix des maisons de plain-pied a connu une hausse plus substantielle de 4,4 % pour atteindre 183 754 $. Fait particulier, c’est à Trois-Rivières qu’on retrouve les maisons de plain-pied les moins chers au Canada.

«C’est difficile de mettre le doigt sur les raisons qui expliquent cette réalité. Lorsqu’on achète, on est bien content d’avoir ces prix bas, mais lorsqu’on vend, on aimerait des prix plus élevés», soutient Martin Leblanc, dirigeant-propriétaire à Royal LePage Mauricie.

«Est-ce que c’est relié avec le salaire moyen? Lors des dernières élections, le nouveau premier ministre, François Legault, disait tout le temps lorsqu’il passait dans la région qu’il fallait augmenter ce salaire moyen.»

L’état du marché immobilier révélé par les plus récents chiffres de Royal LePage démontre une fois de plus que les propriétés sont plus accessibles à Trois-Rivières qu’ailleurs au pays ou au Québec. Et c’est aussi vrai pour les premiers acheteurs, précise Martin Leblanc. «Des acheteurs avec un budget de 250 000 $ peuvent acquérir 90 % des propriétés. À Montréal, ça tombe à 7 %», rappelle-t-il.

Si les ventes de maisons de plain-pied sont demeurées relativement stables avec une faible hausse de 0,9 %, celle des propriétés à deux étages a augmenté de 12,5 % lors du troisième trimestre par rapport à la même période en 2017. Même s’il y a eu de telles augmentations, le marché immobilier a été moins actif, précise Royal LePage.

«Les élections provinciales ont pu freiner légèrement les ardeurs des acheteurs et vendeurs pendant quelques semaines et la pénurie de main-d’œuvre continue de provoquer de l’incertitude chez de nombreuses entreprises», affirme Martin Leblanc qui croit bien qu’on devrait observer une légère hausse d’ici la fin de l’année.

En effet, selon le Conference Board du Canada, le PIB de Trois-Rivières «devrait croître de 1,8 % cette année» en raison de l’activité à la hausse dans le secteur manufacturier et les services.

«De nombreux projets de construction commerciaux, comme le nouveau centre des congrès, sont en cours et l’on souhaite que les investissements économiques dans la région contribuent à attirer la main-d’œuvre», note Martin Leblanc.

«Si la région réussit à mettre en place des initiatives concrètes, par exemple, pour susciter l’arrivée de travailleurs étrangers qualifiés, on créera plus de demandes pour le marché immobilier résidentiel.»

L’étude de Royal LePage, qui s’appuie sur les prix des propriétés dans 63 des plus grands marchés immobiliers du pays, indique que le prix médian des maisons au Canada était de 625 499 $ au troisième trimestre de 2018. Il s’agit d’une augmentation de 2,2 % sur 12 mois. Sans surprise, les marchés de Toronto et de Vancouver sont ceux où l’on retrouve les prix les plus élevés. Si le prix médian d’une propriété à Toronto était de 836 402 $ à Toronto, il était de 1,2 million $ à Vancouver. De côté de Montréal, le prix médian des résidences se chiffrait à 396 909 $, soit une augmentation de 5,4 %.

Le nouvel Accord États-Unis-Mexique-Canada devrait engendrer une hausse de la demande, estime Royal LePage. Les Canadiens retrouveraient ainsi leur confiance envers le marché de l’emploi et envisageraient davantage d’effectuer des achats importants.