Robert Ricard, président sortant de l’UQTR.

Le mandat de Robert Ricard à la présidence du conseil d’administration de l'UQTR non renouvelé

Trois-Rivières — Le Conseil des ministres n’a pas renouvelé, en juillet dernier, le mandat de Robert Ricard qui assumait, depuis le 6 décembre 2016, la présidence du conseil d’administration de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

M. Ricard, rappelons-le, occupait ce poste lorsque la direction et le conseil d’administration de l’UQTR ont pris la décision d’imposer un lock-out aux professeurs, en mai 2018.

M. Ricard avait d’abord été nommé le 30 mars 2016 à titre de membre socio-économique au conseil d’administration de l’UQTR. Il a été élu à la présidence le 6 décembre suivant puis réélu au même poste le 12 juin 2018, en plein lock-out, au moment même où les professeurs étaient en train de voter sur une offre globale et finale déposée par la direction et qui avait été rejetée par le conseil syndical à 94 %.

Pour la première fois, dans cette affaire, une assemblée départementale (département de psychologie) avait adressé une motion de blâme au conseil d’administration de l’Université de même qu’à la haute direction pour avoir décrété ce lock-out et causé ainsi de graves perturbations des activités universitaires.

Rappelons que la ministre de l’Enseignement supérieur à ce moment, Hélène David, était personnellement intervenue dans ce conflit afin de demander la levée de ce lock-out en lançant un ultimatum de 48 heures à la haute direction de l’établissement. La levée du lock-out a finalement été accordée par les instances supérieures de l’UQTR après une rencontre avec le premier ministre d’alors, Philippe Couillard. Le recteur, Daniel McMahon, avait déclaré aux médias qu’il avait obtenu la parole de M. Couillard qu’une loi spéciale serait adoptée si les négociations n’aboutissaient pas.

Lyne Pépin est nouvellement élue à la présidence du conseil d’administration de l’UQTR.

Le 17 juin dernier, lors de la dernière rencontre du conseil d’administration de l’UQTR avant la période estivale 2019, Robert Ricard avait été réélu au poste de président du conseil d’administration. Il était toutefois en attente d’un renouvellement de son mandat par le Conseil des ministres, ce qui n’est finalement pas venu.

Le Conseil des ministres n’ayant pas renouvelé le mandat de M. Ricard et la présidence étant vacante, le conseil d’administration a donc élu Lyne Pépin à titre de présidente lors de la rencontre du 26 août dernier. Mme Pépin occupait précédemment le poste de vice-présidente.

Les mandats des trois dernières personnes qui ont accédé à la présidence de l’UQTR ont donc été marqués par des dossiers difficiles qui ont fait la manchette.

Yves Tousignant avait été élu à la présidence en juin 2013, mais il avait remis sa démission en mai 2015 en même temps que la rectrice Nadia Ghazzali. M. Tousignant était membre du conseil d’administration depuis août 2007 et vice-président depuis 2010. Il occupait le poste de maire de Saint-Pierre-les-Becquets et n’avait pas le droit d’occuper en même temps la présidence de l’UQTR, ce qui a eu raison de ses fonctions au conseil d’administration de l’Université.

Francine Ruest-Jutras, l’ancienne mairesse de Drummondville, avait été élue en juin 2015 pour lui succéder. Son court mandat a été marqué par deux dossiers de ressources humaines fortement médiatisés, celui de l’ancien vice-recteur Martin Gélinas et celui de l’ex-directeur des équipements, Alain Fournier. L’UQTR venait également de recevoir une série de recommandations de la part du Vérificateur général du Québec.

La présidente a finalement renoncé à son poste prématurément en décembre 2016 alors qu’il se terminait plutôt en juin 2017. Mme Ruest-Jutras, a tenu à préciser que si elle a quitté la présidence en décembre 2016 alors que son mandat de présidente se terminait en juin 2017, c’est que son mandat de 3 ans au conseil d’administration, lui, était échu en décembre et qu’il lui semblait donc anormal de continuer dans les circonstances. Son implication au CA de l’UQTR a également été marquée par le projet de construction d’un campus de l’UQTR à Drummondville.