Le nouveau colisée pourra aussi accueillir des spectacles.

Le mandat à la Corporation des événements

Trois-Rivières — Le contrat pour la construction du nouveau colisée du District 55 étant maintenant octroyé, la Ville de Trois-Rivières envisage déjà son plan de match pour la programmation qui se tiendra entre ces murs. C’est d’ailleurs à la Corporation des événements de Trois-Rivières que sera confié le mandat de travailler la programmation de spectacles qui viendra compléter celle des heures de glace, confirme le maire Yves Lévesque.

«Le mandat est donné à la Corporation des événements. On sait où on s’en va avec ça. La Corporation des événements a déjà la structure, le réseau de contacts. On peut se classer comme un joueur important au niveau du spectacle avec le colisée», lance Yves Lévesque, indiquant que le premier mandat sera notamment d’imaginer un spectacle d’envergure pour l’inauguration du colisée après la fin des travaux prévue pour décembre 2019.

«On veut créer un engouement autour de ça, peut-être même un concours pour l’ouverture du colisée. Nous allons regarder ça dans les prochains mois, mais le mandat est déjà donné et nous avons entièrement confiance», ajoute le maire Lévesque.

Selon lui, le créneau spectacle pour un colisée de plus de 4000 places comme celui que l’on s’apprête à construire à Trois-Rivières est intéressant, alors qu’il s’insère dans un marché situé entre celui de la salle Thompson et celui de l’Amphithéâtre Cogeco, permettant aussi de penser à une programmation douze mois par année.

«On peut penser à regarder du côté des grands joueurs comme le Centre Bell et le Centre Vidéotron. Lorsqu’un artiste se produit là, il est tout à fait possible de penser à l’amener aussi chez nous. Le colisée aura des équipements d’envergure tant au niveau du son, de la technique que des décors et grâce à ça, on peut penser attirer de gros noms», croit Yves Lévesque, qui n’a toutefois pas voulu s’avancer sur des noms qu’il aimerait voir se produire ici.

Appelé à commenter ce nouveau mandat, le directeur de la Corporation des événements, Steve Dubé, a tenu à rappeler que le tout se ferait en collaboration avec la Direction des loisirs de la Ville de Trois-Rivières, qui a le mandat de gestion du colisée.

«Tout relève d’abord de la Direction des loisirs, avec qui nous allons travailler. La priorité demeure évidemment le temps de glace. Mais une fois que nous saurons quelles sont les plages qui sont disponibles en dehors du temps de glace, nous allons pouvoir collaborer pour pouvoir y présenter des spectacles. Nous avons l’expertise et l’expérience avec l’amphithéâtre et nous pourrons partager tout ça avec le gestionnaire du colisée», mentionne M. Dubé.

La prospection pour des artistes potentiels n’a toutefois pas encore débuté, précise Steve Dubé. «Tant qu’on ne connaîtra pas les plages horaires, on ne fera pas de prospection. On n’a pas encore toutes les informations concernant la configuration de la salle non plus. Mais une chose est sûre, c’est que c’est très motivant. À travers la ville qui se développe, c’est intéressant d’avoir cette infrastructure dont la population va pouvoir bénéficier», commente M. Dubé.

pas de discussions sur le sujet
Selon le conseiller du district Pointe-du-Lac, François Bélisle, jamais la possibilité de confier un tel mandat à la Corporation des événements n’a fait l’objet de discussions lors d’une séance du groupe de travail sur le projet de colisée. Il a d’ailleurs été très surpris de l’apprendre par l’entremise des médias.

«Il faut apprendre qu’avant de parler aux médias, il faut consulter le conseil. Quand un conseiller ose parler de quelque chose aux médias sans en avoir parlé au conseil, il se fait taper sur les doigts. Et on m’a tapé sur les doigts lors de mon mandat précédent. Je me dis que cette consigne s’applique au maire aussi», lance-t-il.

À la lumière de l’expérience du Centre Gervais Auto de Shawinigan, où peu de spectacles ou événements divers ont été présentés depuis son ouverture, il doute de la nécessité de donner l’exclusivité de la gestion des événements non sportifs à la Corporation, et ce, même si elle a développé une expertise en la matière depuis sa création.

Avec la collaboration de Mathieu Lamothe