L'appel à la solidarité se poursuit pour aider les sinistrés de la maison de transition du Centre Le Havre.

Le Havre relocalisé en septembre

Le cri du coeur lancé le 30 mai dernier par l'équipe du Centre le Havre afin de relocaliser sa maison de transition détruite par un violent incendie semble avoir été entendu. Le Havre a trouvé une bâtisse qui, dès que les négociations avec le propriétaire des lieux seront complétées, pourra accueillir les usagers qui ont été déracinés de leur logement par les flammes.
Toutefois, bien du travail reste à faire encore, alors que la Fondation du Centre le Havre a pu recueillir les deux tiers de la somme espérée pour défrayer les coûts de cette relocalisation temporaire. 
En un peu plus d'un mois, 20 000 $ des 30 000 $ espérés ont été amassés, confirme Karine Dahan, responsable de la fondation. Ce montant inclut les dons qui ont été versés par la Ville de Trois-Rivières (5000 $) ainsi que par des organismes communautaires partenaires comme Ebyôn, la Saint-Vincent-de-Paul et Comsep. Une grande partie des dons reçus provient également d'entreprises privées qui ont accepté de contribuer à la cause, de même que par des dons de particuliers reçus sur Canadon.org.
«C'est déjà très bien, mais nous allons continuer nos efforts pour pouvoir atteindre notre objectif de 30 000 $. Nous organisons des activités-bénéfices qui se tiendront dans les prochaines semaines», signale Karine Dahan. 
Parmi ces activités, notons la tenue d'un encan silencieux le 18 juillet au Temps d'une pinte de Trois-Rivières ainsi que le traditionnel souper-bénéfice du Havre, le 9 novembre au Ludoplex, qui revêtira cette année un caractère plus particulier en raison de l'incendie.
La bâtisse que les responsables de l'organisme ont pu dénicher se trouve au centre-ville de Trois-Rivières. Mme Dahan n'a toutefois pas voulu donner plus de précisions, étant donné que le bail n'était pas encore signé et que des détails restaient à régler avec le propriétaire des lieux. 
Mais dans un monde idéal, Le Havre prévoit pouvoir y loger ses occupants qui sont dans un processus de réinsertion vers la société au début du mois de septembre.
D'ailleurs, cette relocalisation apparaît de plus en plus comme essentielle pour le Havre, dont le centre d'hébergement d'urgence de la rue Brébeuf est constamment occupé, à 120 % et parfois même 150 % de sa capacité depuis l'incendie du mois de mai. 
«Nous savions que la ressource de transition était essentielle au bon fonctionnement de nos activités, mais nous sommes maintenant plus que jamais en mesure de le quantifier. Nos services se retrouvent sérieusement engorgés parce que les personnes en situation de rupture sociale n'ont pas de solution de sortie», constate Karine Dahan.
Enquête
Du côté de la Sécurité publique de Trois-Rivières, on a confirmé cette semaine que l'enquête avait permis d'écarter toute hypothèse de geste criminel. L'origine de l'incendie serait donc accidentelle, possiblement provoquée par un article de fumeur, ont pu établir les préventionnistes.
Du même coup, Karine Dahan affirme que le dossier avec les assurances du bâtiment de la rue Laviolette suit son cours rondement et que la démolition de la bâtisse pourrait se faire dès le début du mois d'août si tout se passe bien. 
«Il y avait évidemment beaucoup de choses à vérifier avec les assurances et nous devions aussi laisser les enquêteurs faire leur travail. Mais le dossier suit son cours et la démolition devrait intervenir bientôt. D'ailleurs, nous sommes nous-mêmes surpris que ça aille si vite», indique-t-elle.
Toutefois, l'argent que versera la compagnie d'assurances ne pourra servir qu'à un projet de reconstruction de la bâtisse. C'est pourquoi les efforts sont maintenus pour amasser des dons afin d'assurer la relocalisation temporaire en attendant une reconstruction permanente.