Le déménagement du Groupe RCM est dû à une augmentation du volume de traitement du papier.

Le Groupe RCM en croissance

Le Groupe RCM a quitté ses locaux du Carrefour Philips, il y a quelques semaines, pour s’installer dans l’entrepôt laissé vacant lors la fermeture de la Coop Fédérée, rue Louis-Allyson, à Trois-Rivières.

Alors que la crise du recyclage prend de l’ampleur, au Québec, le déménagement du Groupe RCM est dû à une augmentation du volume de traitement du papier, explique le directeur général, Daniel Cassivi. «En 2017-2018, on a augmenté de 40 % le volume de matières traitées à Trois-Rivières. Donc, il fallait s’équiper pour être capable de poursuivre la croissance», explique-t-il. «On débordait.»

L’investissement de 438 000 $ qui accompagne ce déménagement n’influence en rien les autres activités de RCM, précise-t-il. L’entreprise d’économie sociale oeuvre toujours dans son usine d’Yamachiche, où travaillent 70 employés, en partenariat avec Soleno Recyclage dont il est actionnaire à 40 %. À Trois-Rivières, on compte une vingtaine d’employés d’usine ainsi qu’une dizaine d’employés de bureau.

Le Groupe RCM oeuvre à l’usine de tri de Saint-Étienne-des-Grès où travaillent 90 employés.

À Trois-Rivières, les employés font la destruction manuelle de livres dans le but d’en récupérer le papier recyclable de même que la destruction de produits de fibres, comme du papier hygiénique, qui ne sont pas adéquats pour la vente.

Le président du Groupe RCM, Yvon Picotte, raconte avoir récemment assisté à une rencontre qui regroupait tous les centres de tri du Québec «qui sont en sérieuse difficulté. Ils ont eu des conversations avec Recyc-Québec et tout le monde semble crier au secours, mais chez nous, on a pris les bonnes décisions», dit-il, c’est-à-dire de moderniser le Centre de tri de Saint-Étienne-des-Grès l’an dernier où RCM est partenaire avec la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, dit-il.

Non seulement le Groupe RCM a pu augmenter la qualité de sa matière, donc devenir plus intéressant pour le marché chinois qui a récemment restreint ses importations de papier et carton, mais cette modernisation a même créé de l’emploi, souligne M. Picotte.

Ce dernier précise que la fermeture partielle du marché chinois affecte quand même le Groupe RCM, «mais ça nous affecte beaucoup moins parce qu’on a encore des livraisons en Chine contrairement à d’autres. On tire bien notre épingle du jeu», dit-il.

RCM se fait donc questionner par d’autres centres de tri, dit-il. La réponse, dit-il, «c’est qu’on s’est modernisé. On a amélioré la qualité», fait-il valoir. «On est rendu qu’on est des visionnaires. Ils veulent copier notre modèle. Tant mieux parce que les marchés vont exiger de plus en plus de qualité», prévient-il.

De gauche à droite, Daniel Cassivi, directeur général du Groupe RCM, Yvon Picotte, président et le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard.

Jeudi matin, le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, est venu annoncer un prêt de 96 000 $ au Groupe RCM pour lui permettre d’acquérir de nouveaux équipements pour son usine de Trois-Rivières.

De son côté, Innovation et développement économique Trois-Rivières, via le Fonds de développement des territoires, volet Projets structurants, a accordé une aide de 20 000 $ à cet OSBL.