Fidèles à leur tradition, les pompiers du Service incendie de la Ville de La Tuque ont participé au barrage routier. Ils ont remis un montant record de 8753 $ au Gâteau latuquois.

Le Gâteau latuquois amasse 84 236 $

La Tuque — Le Gâteau latuquois est une véritable tradition de la période des Fêtes à La Tuque. Encore une fois, la population du Haut Saint-Maurice a fait preuve d’une grande générosité dimanche. La 56e édition, présentée au Complexe culturel Félix-Leclerc, a permis d’amasser 84 236 dollars pour venir en aide aux gens dans le besoin. L’argent récolté sera remis en totalité au Centre de bénévolat qui le répartit aux plus démunis.

«Les gens y croient. Aujourd’hui, c’était extraordinaire. Les gens faisaient la file pour les tirages, la salle était pleine par moments, c’est un véritable happening familial. On a vu des gens de toutes les générations. On ne peut pas faire autrement qu’être fiers des gens de La Tuque quand on assiste à une journée comme celle-là. La générosité des gens et des commerces locaux ne fait pas défaut. C’est une grande fête latuquoise», a souligné le président du Centre de bénévolat de La Tuque, Alain Riendeau.

Il faut dire que la campagne du Gâteau latuquois est la seule source de financement du Centre de bénévolat. 

«On le répète année après année 100 % des montants qui sont amassés sont versés en totalité au Centre. On est en bas du 3 % en coût administratif», souligne-t-il.

L’organisme doit faire preuve de créativité pour dépenser l’argent le mieux possible. Des partenariats ont d’ailleurs été établis avec d’autres organismes qui œuvrent en sécurité alimentaire. 

«Est-ce que je donne du poisson à quelqu’un, est-ce que je lui donne une canne à pêche ou bien je lui apprends à pêcher? On essaie de faire les trois, parce qu’avant de pêcher avec sa canne à pêche, elle a quand même faim. En partenariat avec les gens du milieu, c’est vraiment ce que l’on cherche à faire», image M. Riendeau.

«On veut aider les gens à se sortir du mieux possible de cette détresse-là. Même si on n’est pas un pays du tiers-monde, il y a une pauvreté bien réelle chez nous. Il y a une souffrance réelle, une détresse réelle… On ne sait pas le jour où le malheur va nous frapper. Personne n’est à l’abri de ça», ajoute-t-il.

L’organisme note également des changements dans les demandes d’aide qu’ils reçoivent. 

«Avec d’autres partenaires qui interviennent auprès de plus démunis, on a senti un déplacement. On dirait que les personnes seules sont plus touchées encore que les familles.»

Les dizaines de bénévoles n’ont pas été les seuls à se manifester en grand nombre. Les artistes latuquois, de tout genre et de tous âges, ont été nombreux à se succéder sur la scène devant une salle souvent pleine.