Blessing Dugbeh

Viol collectif: Dugbeh conteste la peine minimale de cinq ans

Blessing Dugbeh a déposé, jeudi, une requête pour contester la peine minimale de cinq ans de prison qui doit lui être imposée pour le viol collectif d’une adolescente de 15 ans.

C’est par la voix de son avocat Me Guy Plourde que Dugbeh a déposé, jeudi, une copie préliminaire de la requête à la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

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L’accusé n’avait pas été amené au palais de justice de Sherbrooke.

« J’ai remis la requête. Il manque l’affidavit qui devrait compléter le dossier. Je vais aussi aviser le procureur général », mentionne Me Plourde.

Détenu depuis son arrestation en avril 2018, Dugbeh doit se voir imposer au minimum une peine de prison de cinq ans étant donné qu’il a été reconnu coupable d’une agression sexuelle en groupe d’une personne de moins de 16 ans. Cette détention provisoire est calculée en temps et demi.

En plus du viol collectif, l’homme de 21 ans a été trouvé coupable de contact sexuel sur une mineure, d’incitation à des contacts sexuels sur une mineure pour les événements du 12 février 2017 ainsi que de menaces de mort et de harcèlement criminel entre février et avril 2018.

Le dossier a été reporté au 19 août. Sa présence au palais de justice de Sherbrooke est exigée.

Chilling

C’est à la suite de l’invitation d’une amie pour un chilling que la victime s’est rendue au logement où sont survenus les gestes.

La plaignante a manifesté qu’elle ne voulait pas faire d’orgie lors du visionnement d’images pornographiques.

La juge a mentionné dans sa décision que les adolescents, en plus de Dugbeh, sont arrivés « comme un troupeau » dans la chambre où sont survenus les gestes.

La victime répétait qu’elle ne consentait pas aux gestes sexuels.

La juge retient que la victime a témoigné que deux gars lui prenaient les mains et que Dugbeh lui prenait la tête en l’obligeant à lui faire une fellation.

La juge Desgens avait qualifié de troublants les événements pour lesquels Dugbeh a été reconnu coupable.

« Qu’une bande de garçons peu importe leur nationalité, leur couleur, leur âge, leur affiliation ou leur religion puissent avoir pensé, à notre époque, que deux jeunes filles de 15 ans, dont l’une qui se rendait pour la première fois dans un logement où se trouvaient des jeunes qu’elle connaissait à peine, puissent vouloir participer à ce type d’orgie collective sans que la chose ne soit préalablement discutée ni qu’elle ne consente de façon formelle, expresse et non ambiguë est extrêmement préoccupant », avait mentionné la juge Claire Desgens dans sa décision étoffée rendue au début mai.

Dugbeh a aussi été reconnu coupable de menaces de mort pour avoir mis sur sa story Snapchat un message avec un pistolet et le message « We don’t call 911, we use » avec deux émoticônes de fusils.

Blessing Dugbeh n’avait pas témoigné lors de son procès.

Autres accusations

Accusé aussi d’agressions sexuelles graves mettant la vie en danger sur trois victimes mineures alléguées, Dugbeh a renoncé à son enquête sur remise en liberté relativement aux accusations portées pour ces gestes qui auraient été commis entre mai 2016 et septembre 2017.

Me Plourde a remis les autres dossiers dont il est accusé à cette même date pour éviter la possibilité qu’une requête sur remise en liberté s’y déroule.

Ces accusations concernant trois adolescentes de moins de 16 ans comportent aussi des peines minimales de cinq ans pour chacune des victimes alléguées.

La preuve au procès de l’homme de 21 ans, qui s’est déroulé en mars, a révélé qu’il était porteur du VIH, de là les accusations d’avoir mis la vie en danger des victimes alléguées.

À la suite du verdict de culpabilité rendu contre lui, Dugbeh a été accusé de sept nouvelles accusations concernant trois plaignantes.

C’est Me Marie-Ève Phaneuf qui représente le ministère public.

L’avocat de la défense Me Guy Plourde