L’appel d’urgence a été reçu à 10h15 et plusieurs ambulances ont été déployées à l’établissement de la rue Saint-Jean-Bosco.

Une vingtaine d'écoliers de Gatineau hospitalisés

Une vingtaine d’élèves de l’école primaire Saint-Jean-Bosco, dans le secteur Hull, ont été transportés à l’hôpital, vendredi matin, après avoir ressenti divers symptômes à la suite de leur transport par autobus scolaire, plus tôt dans la journée.

Les écoliers incommodés se plaignaient entre autres de maux de tête, de nausées et de maux de ventre. Voyant que le nombre d’élèves affectés se multipliait et ignorant la cause exacte des malaises, la direction de l’école a contacté la ligne téléphonique Info-Santé et le Centre antipoison du Québec. Un médecin de garde a alors recommandé qu’on les transporte à l’hôpital pour évaluer leur état de santé.

Au total, 26 élèves ont été transportés à l’hôpital, soit 18 à l’Hôpital de Gatineau et 8 à l’Hôpital de Hull. 

Sur place, les paramédics ont procédé à l’évaluation préventive de 43 enfants. La moitié d’entre eux se portaient bien et leur état ne nécessitait pas un transport à l’hôpital. 

C’est vers 10 h 15 que cinq ambulances et plusieurs véhicules du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) ont été dépêchés à l’établissement construit il y a 60 ans. 

Si au départ la cause privilégiée était une intoxication au monoxyde de carbone, cette thèse a finalement été écartée en début d’après-midi à la suite de l’inspection de l’autobus détenu par l’entreprise Baie Transport. L’une des hypothèses étudiées est une défaillance avec le refroidisseur de gaz à échappement, a précisé la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO).

Cependant, « aucune intoxication ne s’est produite », assure Santé publique, qui a confirmé que les tests sanguins de tous les élèves touchés se sont avérés négatifs.

Une rencontre entre le transporteur et la commission scolaire était prévue plus tard en journée. 

« Nous avons une bonne collaboration du transporteur impliqué avec les services de la CSPO et une inspection du véhicule concerné est en cours », a indiqué la commission scolaire par voie de communiqué peu avant 17 h.

La CSPO indique également qu’une odeur inhabituelle avait été détectée dans le véhicule jaune, qui a fait son arrivée à l’école vers 7 h 45.

À peine une heure plus tard après l’intervention des services d’urgence, tout était rentré dans l’ordre à l’extérieur de l’école. Les autres écoliers n’ont pas été évacués et les cours se sont poursuivis normalement.

Tous les parents de l’école ont rapidement été avisés de la situation, indique la CSPO. Plusieurs des parents des enfants incommodés se sont d’ailleurs déplacés à l’école lorsqu’ils ont appris la nouvelle. 

Le CISSSO a fait le point sur la situation lors d’un point de presse à l’Hôpital de Gatineau vers 15 h.

La directrice des soins infirmiers, Marie-Ève Cloutier (avant-plan) et la Dre Marie-Hélène Folot (arrière-plan) ont fait le point sur la situation vendredi.

La directrice des soins infirmiers, Marie-Ève Cloutier, a confirmé qu’un « pré-code orange » a été déclenché peu après 11 h.

« C’est important de mentionner que c’était un pré-code orange puisqu’on n’avait pas encore, à ce moment-là, l’évaluation de l’ensemble de la situation, a-t-elle expliqué. Ce n’est pas devenu un code orange parce que l’on connaissait l’état des enfants avant leur arrivée et on savait que la masse critique d’enfants était facilement prenable dans les deux urgences pour pouvoir gérer adéquatement la situation. [...] Le pré-code orange c’est vraiment une alerte pour se préparer à une situation qui aurait pu être plus critique. »

Mme Cloutier estime par ailleurs que l’organisation de l’intervention s’est « très bien passée ».

« On était une très grosse équipe, a renchéri la Dre Marie-Hélène Folot, médecin d’urgence à l’Hôpital de Gatineau. On était une vingtaine. Il y avait plus d’adultes que d’enfants, donc ça allait très bien. C’était du un pour un pour chacun des enfants, selon leurs besoins. On les rassurait et on leur donnait à manger. [...] Les symptômes d’intoxication étaient quand même légers. »

Tous les élèves ont finalement quitté le milieu hospitalier « en toute sécurité » en milieu d’après-midi, mais le CISSSO n’a pas voulu indiquer la cause exacte de ces malaises.

« Pour ce qui est du diagnostic personnel de chacun des enfants, je ne suis pas en mesure de vous dire ça ici, a mentionné Mme Cloutier. Mais de façon personnelle, l’ensemble des parents ont été informés de l’état de santé de leurs enfants. »