Un épisode de smog sur Montréal

Une première canicule pourrait toucher la région de Montréal [VIDÉO]

MONTRÉAL - Les Montréalais pourraient bien vivre leur première canicule de l’été au cours des prochains jours alors que le mercure devrait dépasser les 30 degrés Celsius jusqu’à la fin de la semaine.

Environnement Canada prévoit que les températures pourraient atteindre 30 degrés à Montréal mardi, 31 degrés mercredi et 32 degrés jeudi et vendredi. Durant les nuits, les minimums varieront de 18 à 22 degrés. Les températures devraient revenir près des normales à compter de samedi avec le passage d’un front froid.

Les météorologues considèrent qu’il y a canicule lorsque le thermomètre affiche 30 degrés ou plus pendant au moins trois journées consécutives et que les nuits demeurent chaudes avec des températures au-dessus de 20 degrés.

Le facteur humidex, une mesure qui tient compte à la fois de la température réelle de l’air et de l’humidité, contribuera également à faire suer les Montréalais avec des valeurs qui grimperont probablement au fil de la semaine.

«Puisqu’on ne change pas de masse d’air, on va demeurer dans des humidex élevés variant très probablement entre 35 et 40», a expliqué le météorologue André Cantin, d’Environnement Canada, en entrevue avec La Presse canadienne.

C’est principalement la région de Montréal qui sera touchée par cette canicule. «Les températures excédant les 30 degrés sont limitées à l’extrême sud-ouest du Québec, donc la Montérégie, Montréal et les Basses-Laurentides, peut-être l’Outaouais, mais ça ne va pas beaucoup plus au nord ni à l’est», a noté M. Cantin.

Lors des épisodes de chaleur extrême, la santé publique recommande de passer quelques heures par jour dans un endroit frais et idéalement climatisé, de boire beaucoup d’eau sans attendre d’avoir soif et de réduire les efforts physiques.

Montréal connaît en moyenne une à deux périodes de canicule par été. Celles-ci durent à l’occasion jusqu’à sept ou huit jours, a précisé M. Cantin.

L’an dernier, au moins 66 personnes sont mortes des suites de la chaleur extrême sur l’île de Montréal entre le 30 juin et le 8 juillet. La plupart de ces victimes souffraient d’une maladie chronique et/ou étaient des personnes âgées.

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