La directrice générale de l’Association des établissements privés conventionnés (AEPC), Annick Lavoie, explique que cette initiative se veut un rappel pour les gens emportés par le tourbillon de festivités.

Une campagne pour encourager les visites en CHSLD à l’approche des Fêtes

MONTRÉAL — Une association regroupant près d’une soixantaine de Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) a lancé samedi une campagne de sensibilisation sur l’importance de visiter ses proches pendant la période des Fêtes.

La directrice générale de l’Association des établissements privés conventionnés (AEPC), Annick Lavoie, explique que cette initiative se veut un rappel pour les gens emportés par le tourbillon de festivités.

«On a des vies qui sont tellement mouvementées, des agendas qui sont remplis à craquer, fait-elle valoir. Souvent, on a tendance à ne pas voir le temps passer.»

La campagne  #7000viesàcélébrer fait référence aux quelque 7000 résidents des 57 CHSLD et des deux centres de réadaptation gérés par des membres de l’AEPC. Auparavant limitée à ces établissements, la campagne sera cette fois diffusée à grande échelle «pour que tous les 38 000 résidents de CHSLD du Québec puissent profiter des retombées», indique Mme Lavoie.

Car visiter un parent en CHSLD n’est «pas une corvée», mais bien une source de bonheur à la fois pour le résident, pour ses voisins, pour le personnel et pour les visiteurs eux-mêmes, avance-t-elle.

«Il ne faut surtout pas oublier que les personnes qui sont en CHSLD ont toutes un passé au cours duquel elles ont prodigué des soins, des petites attentions et beaucoup d’amour à leurs proches. C’est normal que d’aller les voir et leur remettre ce qu’ils nous ont donné», souligne-t-elle.

Quant aux résidants qui ne reçoivent jamais de membres de leur famille, ils pourront profiter de la compagnie des gestionnaires d’établissements, qui se font un devoir de rendre visite aux résidents plus isolés, rapporte Mme Lavoie.

Les établissements privés conventionnés sont subventionnés par l’État, mais gérés par des familles ou des communautés religieuses. Le coût pour y vivre est le même que dans le secteur public.