Sur ordre de la cour, le jeune homme devra éviter tout contact avec l’une des victimes et s’abstenir d’importuner les deux autres. Les trois jeunes filles ne fréquentent plus le Séminaire des Pères Maristes.

Une absolution et des travaux pour un second jeune des Maristes

Un deuxième étudiant du Séminaire des Pères Maristes coupable de leurre informatique a pu bénéficier d’une absolution conditionnelle à l’exécution de 30 heures de travaux bénévoles et à un processus de médiation avec les trois victimes.

Le jeune homme aujourd’hui âgé de 15 ans avait plaidé coupable l’automne dernier à l’accusation de leurre et de publication non consensuelle de photos intimes. Comme quatre de ses amis, il avait réclamé et obtenu des photos où les adolescentes montraient leurs seins et leurs parties génitales. Ces photos avaient ensuite circulé dans l’école privée de Sillery durant l’année scolaire 2017-2018.

La juge Judith Landry de la Cour du Québec a entériné les recommandations du criminologue qui a rédigé le rapport prédécisionnel, y compris l’exécution de travaux bénévoles.

La juge a retenu, à titre de facteur atténuant, la «médiatisation exceptionnelle de cette affaire qui a entraîné des répercussions négatives pour l’accusé, mais aussi pour les victimes».

Sur ordre de la cour, le jeune homme devra éviter tout contact avec l’une des victimes et s’abstenir d’importuner les deux autres. Les trois jeunes filles ne fréquentent plus le Séminaire des Pères Maristes.

Panser les plaies

La mesure réparatrice la plus importante, aux yeux du tribunal, reste le processus de médiation conçu pour répondre aux attentes et aux questionnements des trois victimes. «Un processus qui, espérons-­le, pansera les plaies des adolescentes», a dit la juge, rappelant les graves répercussions des crimes. L’une des victimes a eu des pensées suicidaires. Elles ont toutes vécu beaucoup de stress et de honte en plus de voir leurs notes scolaires baisser.

La juge Judith Landry a salué «le courage des jeunes filles qui ont dénoncé les gestes inacceptables» et a souhaité que la fin du processus judiciaire permette aux victimes «de tourner la page sur cette triste histoire».

Un premier adolescent avait reçu une absolution conditionnelle à un don de 300 $ et à un processus de médiation avec la victime.

Dans le système de justice pour les adultes, le crime de leurre vaut à son auteur une peine minimale d’un an.

Les dossiers de trois autres jeunes accusés sont toujours en cours. L’un d’eux a plaidé coupable et connaîtra sa peine en mai. Un autre plaidera coupable au crime de leurre, mais contestera l’accusation d’agression sexuelle (attouchements sur les fesses). Le dernier a décidé de subir un procès sur toutes les accusations portées.