Au petit matin du 15 août 2018, les policiers sont allés réveiller Bernard Plourde (photo) et Jean-François Bergeron, deux Hells Angels membres du chapitre de Trois-Rivières, mais qui ont leur domicile à Laterrière et Desbiens, au Saguenay et au Lac-Saint-Jean.
Au petit matin du 15 août 2018, les policiers sont allés réveiller Bernard Plourde (photo) et Jean-François Bergeron, deux Hells Angels membres du chapitre de Trois-Rivières, mais qui ont leur domicile à Laterrière et Desbiens, au Saguenay et au Lac-Saint-Jean.

Un procès de motards de quatre mois en vue

Isabelle Mathieu
Isabelle Mathieu
Le Soleil
Un procès devant jury long de quatre mois devrait se tenir dès janvier 2021 au palais de justice de Québec pour décider du sort de deux membres des Hells Angels, Bernard «Ben» Plourde et Jean-François «Frank» Bergeron, ainsi que de leurs co-accusés Simon Frenette et Marc Gagnon, accusés de complot, trafic de drogue et gangstérisme.

Plus de deux ans ont passé depuis la frappe policière qui a couronné le projet Nocif de l’Escouade régionale mixte (ERM) du Saguenay. Au petit matin du 15 août 2018, les policiers sont allés réveiller Bernard Plourde et Jean-François Bergeron, deux Hells Angels membres du chapitre de Trois-Rivières, mais qui ont leur domicile à Laterrière et Desbiens, au Saguenay et au Lac-Saint-Jean.

Deux hommes de Québec, Marc Gagnon, beau-frère de Plourde, et Simon Frenette, ont été arrêtés le même jour et accusés eux aussi en lien avec un réseau de trafic de cocaïne et de méthamphétamine au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Gagnon et Frenette ont pu retrouver leur liberté durant les procédures moyennant des cautions de 15 000 $ et 20 000 $ tandis que Plourde et Bergeron ont renoncé à demander une mise en liberté provisoire.

Les procureurs de la Couronne ont depuis déposé un acte d’accusation direct qui a mené les quatre co-accusés directement à procès, sans passer par l’étape de l’enquête préliminaire.

Après deux ans de procédures, les quatre accusés et leurs avocats débattent présentement avec la Couronne d’une douzaine de requêtes préliminaires au procès. Les accusés ont déposé notamment des requêtes en divulgation de preuve et d’autres pour faire exclure de la preuve d’écoute électronique. Le débat sur les requêtes est prévu jusqu’à la fin octobre.

Depuis déjà plusieurs mois, le contenu des requêtes est frappé d’une ordonnance de non-publication pour ne pas influencer le futur jury.

La Cour supérieure ne badine pas avec la sécurité informatique autour du procès «Nocif». Non seulement les audiences qui se tiennent à Québec ne sont pas accessibles via la plate-forme web utilisée depuis le début de la crise sanitaire, mais on prend soin de débrancher les câbles de visioconférence durant certaines portions qui se déroulent «ex parte» (sans les accusés et le public).

Le juge François Huot de la Cour supérieure n’a pas encore officiellement fixé la date du procès des deux motards et de leurs co-accusés. Lors d’une conférence de gestion, il a suggéré aux avocats de réserver leurs mois de janvier, février, mars et avril 2021.