Un sergent du Service de police de la Ville de Québec aurait installé un système de caméras dans la salle de bain d’une résidence familiale.

Un officier du SPVQ arrêté: il aurait installé des caméras dans la salle de bain d’une résidence

Un sergent du service de police de Québec (SPVQ) a été appréhendé vendredi pour voyeurisme. Selon les informations obtenues par Le Soleil, il aurait installé un système de caméras dans la salle de bain d’une résidence familiale.

Le SPVQ a fait l’annonce de l’arrestation lundi après-midi. «Nous avons reçu un appel au 911 pour signaler l’infraction. Des patrouilleurs qui étaient dans le secteur se sont rendus à la résidence du Lac-Saint-Charles où il se trouvait pour procéder à son arrestation», explique Étienne Doyon du service des communications de la police. Toutefois, il n’a jamais voulu confirmer l’information du Soleil selon laquelle il s’agissait bien du lieu où résidait le suspect, du moins à temps partiel.

L’homme dans la cinquantaine, qui possède de nombreuses années d’expérience dans le métier, n’était pas en fonction au moment de la commission du crime allégué, mentionne le communiqué de la police. Évidemment, l’information devient peu pertinente lorsqu’on connaît les circonstances entourant les gestes qui font l’objet d’une enquête.

Le Soleil a aussi appris que des images tirées des caméras auraient été stockées sur un appareil informatique appartenant au policier gradé. Il semble que les victimes du supposé voyeur sont âgées de plus de 18 ans.

Le suspect a été conduit à la centrale de police Victoria où il a rencontré des enquêteurs des Affaires internes et des normes professionnelles, ajoute M. Doyon. 

L’article 162 du Code criminel définit ainsi le voyeurisme : «Commet une infraction quiconque, subrepticement, observe, notamment par des moyens mécaniques ou électroniques, une personne — ou produit un enregistrement visuel d’une personne — se trouvant dans des circonstances pour lesquelles il existe une attente raisonnable de protection en matière de vie privée». L’observation ou l’enregistrement se fait bien évidemment dans un but sexuel.

Le quinquagénaire a été libéré par voie de promesse à comparaître. En accord avec la Loi sur la police, son dossier sera soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Celui-ci évaluera la preuve recueillie et la pertinence de déposer des accusations. Le policier est suspendu administrativement de ses fonctions pour une période indéterminée. 

Cas similaire

Cette histoire n’est pas sans rappeler celle de Claude Fecteau, un pompier de la Ville de Lévis, qui avait installé une caméra pour filmer une adolescente sous la douche. L’homme de 51 ans avait reconnu sa culpabilité à des accusations de possession et de production de pornographie juvénile ainsi que de voyeurisme. La caméra a été découverte lors de rénovations dans la salle de bain.