Étienne Penelle, un Granbyen qui étudie à l’Université de Sherbrooke, fait partie des 12 étudiants entrepreneurs canadiens finalistes de la Compétition nationale Enactus qui reconnaît les projets qui ont un impact social dans leur communauté.
Étienne Penelle, un Granbyen qui étudie à l’Université de Sherbrooke, fait partie des 12 étudiants entrepreneurs canadiens finalistes de la Compétition nationale Enactus qui reconnaît les projets qui ont un impact social dans leur communauté.

Un jeune entrepreneur de Granby se démarque à travers le Canada

Étienne Penelle, un Granbyen qui étudie à l’Université de Sherbrooke, fait partie des 12 étudiants entrepreneurs canadiens finalistes de la Compétition nationale Enactus, qui reconnaît les projets ayant un impact social dans leur communauté. Il défendra le projet qu’il a mis sur pied avec ses partenaires, Kool Apparel, une marque de vêtement qui promeut l’importance de prendre soin de sa santé mentale.

Enactus est un organisme international présent dans 37 pays qui souligne les initiatives entrepreneuriales qui ont un impact positif sur la santé économique, sociale et environnementale dans leur communauté. L’organisme est impliqué dans plusieurs universités, dont l’Université de Sherbrooke. 

Son mandat comporte un volet d’organisation de compétitions à l’échelle nationale et internationale qui «encouragent la créativité et récompensent les résultats», indique-t-on sur leur site internet. 

La compétition est organisée comme un tournoi sportif. Les douze candidats ont été divisés en trois groupes. Trois candidats, un par groupe, accédera à la grande finale nationale et courra la chance de remporter une bourse de 2000 $, 4000 $ ou 10 000 $ ainsi qu’un billet pour la Compétition internationale qui devait avoir lieu aux Pays-Bas en mai prochain. 

Étienne a été nommé par une personne impliquée dans la communauté entrepreneuriale de Sherbrooke. Il a ensuite dû « vendre sa salade à l’écrit ». Il était évalué selon plusieurs critères : la capacité de bien s’entourer, la viabilité et la créativité du modèle d’affaire, le parcours entrepreneurial à travers les études et l’impact social de l’initiative dans la communauté. 

L’importance de bien s’entourer est une valeur que préconise Enactus. Étienne se retrouve seul à défendre le projet dans cette compétition, car ses partenaires avec qui il a mis sur pied Kool Apparel, Samuel Choquette et Juan Rincon, ont complétés leurs études à l’université. «Kool, c’est pas juste moi, c’est l’équipe au complet. Je ne serais pas là sans l’équipe, jamais», assure-t-il.  

Samuel Choquette, Étienne Penelle et Juan Rincon, trois jeunes entrepreneurs de la région, ont lancé Kool Apparel en octobre dernier.

Étienne a accueilli la nouvelle de sa nomination avec beaucoup d’émotions, puisqu’au même moment, il vivait le deuil d’un proche. Son oncle, avec qui il partageait la fibre entrepreneuriale, est décédé la même semaine. 

«C’était beaucoup d’émotions et de rebondissements dans une seule semaine», confie Étienne. 

Kool Apparel

Kool Apparel est une marque de vêtement qui promeut l’importance de la santé mentale en sensibilisant les gens à l’importance de prendre soin de soi, de s’écouter, en brisant les mythes et les tabous qui la stigmatisent. 

Le message est passé « par la porte d’en arrière, via le vêtement», explique Étienne. Les morceaux sont considérés comme du «tissu porteur de message», sans mention explicite du mandat, pour que les gens adhèrent à ce que véhicule Kool Apparel. 

Par ailleurs, Kool Apparel remet 10% de ses profits à des organismes qui œuvrent en santé mentale dans la région et ils ont fait leur premier don il y a quelques semaines. Un chèque de 300 $ a été remis à l’organisme Oasis santé mentale de Granby, qui appuie les proches des personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale. 

Leur présence sur les réseaux sociaux est réfléchie pour toucher les gens et briser les tabous et «c’est ce qui fait notre force», estime le jeune entrepreneur. Leurs pages Facebook et Instagram sont remplies de témoignages parfois touchants, parfois poignants, de gens qui ont vécu des problèmes en lien avec la santé mentale. 

«Ça prend beaucoup de courage pour faire un tel témoignage sur les réseaux sociaux. On connaît les tabous qui entourent la maladie mentale et c’est ça qu’on veut casser. Chaque témoignage y contribue et on leur remet gratuitement un morceau de vêtement», indique Étienne Penelle. 

Réorganisation obligée par la COVID-19

En temps normal, Étienne devait rejoindre les 11 autres entrepreneurs étudiants à Toronto. La tenue de l’événement n’est pas compromise, puisque tout se fera finalement par vidéoconférence. La compétition doit avoir lieu vers la mi-mai.

«C’est sûr que ça aurait été une expérience différente, je suis content que ça ait lieu quand même, dit Étienne. Le principe reste le même, il faut réaliser des pitch avec les conseils de mentors d’expérience, des entrepreneurs qui ont eu des entreprises viables à long terme, c’est vraiment des conseils importants», estime le jeune entrepreneur.

« Même quand la situation avec la COVID-19 sera terminée, il y aura beaucoup d’événements qui vont se faire à distance. Ça coûte de l’argent se déplacer et c’est moins bon pour l’environnement», estime-t-il.