L’adjudante Anik Gagnon et son collègue adjudant Dustin Aubé n’en sont pas à leur première mission à l’étranger.

Un imposant contingent quitte Bagotville pour la Roumanie

Un contingent de 60 militaires de la 2e Escadre expéditionnaire a quitté la Base militaire de Bagotville, lundi matin, en direction de la Base de Mihail-Kogalniceanu, en Rouamnie, afin d’effectuer les préparatifs en prévision de l’arrivée prochaine d’un détachement de cinq CF-18 canadiens basés à Cold Lake, en Alberta.

Ce déploiement s’inscrit dans le cadre de l’opération Reassurance qui se déroule dans plusieurs pays de l’Europe de l’Est sous l’égide de l’OTAN.

Présent sur place afin de saluer ses soldats avant le départ, le colonel Luc Girouard a mentionné que la plupart des soldats seront en sol roumain pour une durée de trois à quatre semaines afin de préparer le détachement des CF-18 de Cold Lake, qui prendront la relève de la force italienne.

L’adjudante Anik Gagnon et son collègue adjudant Dustin Aubé n’en sont pas à leur première mission à l’étranger.

L’établissement de réseaux de communication, les inventaires de matériel et divers préparatifs seront effectués sur place, a expliqué le commandant Girouard. Dès que le travail sera terminé, soit dans environ un mois, un autre commandement prendra la relève à partir de la Roumanie.

Selon lui, l’objectif du volet aérien en Roumanie de l’opération Reassurance est clair : assurer la sécurité de l’espace aérien roumain et faire savoir que les forces de l’OTAN sont présentes aux forces russes, lesquelles sont davantage actives dans cette région de l’Europe.

Le militaire a mentionné que les avions canadiens seront appelés à surveiller l’espace aérien roumain ainsi que le ciel de la mer Noire.

M. Girouard a mentionné que la Base de Mihail-Kogalniceanu en est une d’importance, est très bien équipée et bien située – à proximité de la mer Noire.. Il rappelle que les premières missions canadiennes en Roumanie ont débuté en 2014 sur la petite Base de Câmpia Turzi, qui se trouve davantage au centre ouest du pays.

Parmi les militaires présents, l’adjudante Anick Gagnon, originaire de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, n’en est pas à sa première mission à l’étranger puisqu’elle a servi à Haïti en 2010, après le tremblement de terre, et en Afghanistan en 2012-2013. Partir à l’étranger ne semble pas trop l’affecter sur le plan affectif, bien qu’elle laisse derrière son copain et son chien.

La situation est différente pour l’adjudant Dustin Aubé, originaire de Bathurst au Nouveau-Brunswick, qui laisse une conjointe et deux enfants, heureusement pour une courte période. « Je suis déjà parti six mois dans une autre mission sur un bateau canadien pour faire la guerre aux pirates. Ç’a été un autre monde », affirme-t-il.