Un harceleur accusé d’agressions sexuelles

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a arrêté un prédateur sexuel qui aurait récidivé en harcelant des femmes dans les centres commerciaux et à la sortie des bars de Sainte-Foy, en plus d’avoir commis deux agressions sexuelles.

Le SPVQ a annoncé mardi matin qu’il avait arrêté une fois de plus Moussa Ouattara, 25 ans, le 16 janvier, et que celui-ci avait comparu lundi au palais de justice de Québec pour faire face à des accusations d’agression sexuelle causant des lésions, agression sexuelle, harcèlement, communication harassante, action indécente et plusieurs omissions de se conformer à une ordonnance. 

Les policiers l’ont arrêté à la suite d’une série de plaintes de harcèlement criminel reçues en décembre et janvier et de deux plaintes d’agression sexuelle portées en janvier 2019.

Au total, cinq victimes ont dénoncé le prévenu. Mais l’«enquête concernant l’homme de 25 ans est toujours active, car nous croyons qu’il aurait pu faire d’autres victimes qui n’auraient pas dénoncé», indique David Poitras, porte-parole du SPVQ.

Le SPVQ a annoncé mardi matin qu'il avait mis les menottes à Moussa Ouattara, 25 ans.

Modus operandi

Selon le SPVQ, Moussa Ouattara harcelait des femmes dans des centres commerciaux et certains commerces de l’arrondissement Sainte-Foy durant la journée. «Il abordait les femmes et tenait des propos à caractère sexuel. Il était très insistant et suivait ces dernières pendant de longs moments, leur faisant ainsi craindre pour leur sécurité», décrit M. Poitras. 

Ouattara aurait aussi sévi la nuit. Le SPVQ indique qu’il circulait alors à bord d’une berline rouge ayant quatre portes ou un Jeep Compass vert et rôdait à proximité des bars. 

«Il abordait une ou des jeunes femmes vulnérables en raison de leur état d’intoxication. Dans certains cas, il mentionnait à ces dernières se nommer Éric Steve, être un chauffeur de taxi en congé et qu’il pourrait les raccompagner à leur domicile. Lorsque les jeunes femmes étaient à bord, il tenait des propos à caractère sexuel et, dans certains cas, il aurait commis des agressions sexuelles», indique David Poitras. 

Cet été, à la cour municipale de Québec, Ouattara avait été reconnu coupable de harcèlement criminel sur cinq femmes. Il a reçu une absolution conditionnelle assortie d’une probation de 18 mois.

Selon le Journal de Québec, l’avocate de Ouattara — un homme d’origine ivoirienne — avait fait valoir en juillet qu’il s’agissait de «drague faite de mauvaise manière» et avait ajouté que c’était une «question de culture», des arguments que le juge avait rejetés.  

Moussa Ouattara aurait récidivé après sa condamnation. Le Service de police de la Ville de Québec cherche d’autres victimes potentielles. Il invite toute personne qui possède de l’information concernant le suspect à le joindre en composant le 9-1-1 pour une intervention immédiate ou via le (418) 641-AGIR (2447). Les informations seront traitées de façon confidentielle.