Ce chat, possiblement de race bengal, dort souvent sur le patio d’une voisine d’Audrey.

Un chat bengal blesse deux personnes dans le quartier Valin

Deux personnes du quartier Valin, à Canton-Tremblay, se sont fait mordre par un chat errant de race bengal.

Les citoyennes s’inquiètent pour la sécurité des gens, qui, tout comme elles, seraient portés à toucher l’animal. « Le plus dangereux, c’est que le chat vient nous voir quand on l’appelle et il semble vraiment affectueux », remarque Nathalie Auclair.

Le premier incident a eu lieu le 15 mars sur la rue Alice. Remarquant le beau chat de race qui fouillait dans les poubelles de son voisin, Audrey s’est avancée pour faire la rencontre du félin, qui ne semblait pas menaçant.

« Il se frottait la joue contre ma main et soudain, il m’a violemment mordue. J’ai même eu le réflexe de me protéger le visage parce que j’étais certaine qu’il allait m’attaquer », se remémore Audrey.

Quand le chat a enfin lâché sa prise, il est descendu des poubelles pour aller voir une amie qui se trouvait avec Audrey.

« La douleur était atroce. C’était comme si j’avais reçu un coup de couteau. J’avais aussi des marques de griffes », réfléchit la femme, qui s’est empressée de mettre sa main dans la neige.

Audrey a désinfecté les quatre trous de dent laissés dans sa peau et les égratignures avec de l’alcool à friction. « Je n’aurais peut-être pas réagi ainsi si c’était mon chat de maison qui m’avait mordue, mais comme c’était un chat qui fouillait dans les poubelles, j’ai décidé de me rendre à la pharmacie », poursuit-elle.

Un chat bengal, qui semblait bien domestiqué, a changé drastiquement de comportement pour mordre Audrey, qui tentait de le flatter alors qu’il fouillait dans les poubelles de son voisin.

À la pharmacie, on lui recommande fortement d’aller à l’urgence pour recevoir des antibiotiques. « Je prends un antibiotique quatre fois par jour pour sept jours », précise-t-elle.

Les professionnels de la santé avisent que, peu importe la provenance d’un chat, qu’il soit errant ou pas, les bactéries dans sa gueule sont tout aussi nombreuses et peuvent engendrer de graves complications.

Le deuxième incident s’est déroulé le 20 mars sur la rue Anna, toujours dans le quartier Valin. Nathalie Auclair était à l’extérieur quand elle a vu le chat bengal venir à sa rencontre et se frotter sur ses jambes. Quand elle a cessé de le flatter, l’animal l’a attaqué, lui infligeant des blessures au bras. « J’ai 52 ans. J’en ai eu des chats, mais je n’ai jamais vu un chat aussi dangereux de ma vie », lance Mme Auclair.

La dame a elle aussi eu extrêmement peur de se faire sauter au visage. « J’ai de profondes égratignures. Il n’a pas réussi à me mordre, mais ça saignait abondamment », relate-t-elle.

Celle qui a un oiseau, un chat et un chien se rassure de ne pas l’avoir fait entrer dans la maison. « Il faudrait mettre une pancarte sur les boîtes à malle à l’entrée du quartier pour aviser les gens que ce chat est dangereux », propose la résidente de la rue Anna.

Dans les prochains jours, Audrey a convenu de se procurer une cage-trappe au refuge de son secteur afin de capturer l’animal. « Il y a beaucoup d’enfants dans le quartier, et je m’inquiète pour leur sécurité. » Après l’avoir capturé, elle le confira au Refuge des animaux de Chicoutimi pour vérifier si l’animal est identifié d’une micropuce afin de retrouver son propriétaire.

Ce n’est pas la première fois que les résidants du quartier Valin voient ce chat de race errer. « En fait, je crois que c’est plutôt une chatte. Ça fait deux ans que je la vois rôder. Elle vient souvent sur mon patio. Il y a deux ans, remarquant sa grosse bedaine et ses tétines sorties, je l’avais fait entrer chez moi, croyant qu’elle s’apprêtait à accoucher », raconte Audrey. Constatant l’agressivité de l’animal, la mère de deux enfants avait décidé de lui rendre sa liberté.

Rescapés Poilus

Selon le groupe Rescapés Poilus, qui a l’habitude de venir à la rescousse des chats errants de la région, tous les chats devraient être gardés dans la maison, dans la cour ou dans une chatière extérieure. « Les chats ne sont pas moins dangereux qu’un chien, même s’ils ont l’air plus inoffensifs », intervient Jackie Alary, qui a suivi plusieurs formations en comportement félin et qui est famille d’accueil pour les chats de Rescapés Poilus.