Simon Audet, vice-président au développement numérique pour Groupe Capitales Médias, était présent lors de la rencontre intitulée L’avenir de l’information régionale à l’heure du numérique

Trouver des solutions novatrices aux problèmes des médias

Une vingtaine de personnes, parmi lesquelles on retrouvait des membres des médias, des professeurs en communication et de personnes issues du monde politique et de la technologie, ont réfléchi aux solutions novatrices à apporter à la crise que vivent les médias écrits lors de l’événement L’avenir de l’information régionale à l’heure du numérique, tenu samedi après-midi à l’Hôtel Chicoutimi.

Il revenait au vice-président au développement numérique pour Groupe Capitales Médias (GCM), Simon Audet, de lancer la discussion.

«L’idée était d’ouvrir les yeux sur le modèle publicitaire qu’on appliquait il y a dix ou quinze ans et qu’on applique toujours aujourd’hui dans le papier. Ce modèle ne pourra pas fonctionner dans l’ère du numérique. J’ai parlé de ce qu’on peut faire par rapport à ça, de notre vision par rapport à l’annonceur vers le lecteur et de comment on peut donner de la valeur à ça», a dit M. Audet, avant d’ajouter que les lecteurs étaient de plus en plus nombreux et de plus en plus fidèles aux quotidiens de GCM.

La rencontre, que l’on pourrait comparer à un remue-méninge, était organisé par le Hub Saguenay-Lac-Saint-Jean et Innovation 02. Elle était animé par le professeur Olivier Riffon. Ce dernier se spécialise dans le processus de co-création utilisé pendant cette journée.

«Mon rôle est de faire sortir les idées, d’amener les gens à l’extérieur de leur zone de confort pour essayer d’amener des réponses originales et créatives à des problèmes», a expliqué M. Riffon.

«On cherche des solutions novatrices, a renchéri Simon Audet, que ce soit de la collaboration entre les médias, que ce soit au niveau de mécaniques de revenus, de la production ou de la diffusion du contenu. Tous les éléments sont sur la table et sont analysés».

Malgré les difficultés vécues par les médias écrits, Simon Audet est demeuré confiant en l’avenir. «Les médias, nous sommes propriétaires de notre contenu. On en produit à un rythme effarant. Malheureusement, on ne l’exploite pas correctement encore. C’est ce qu’on doit travailler, mais on a tout en main pour réussir», a-t-il lancé.

La réflexion de samedi n’était que la première étape d’un processus qui en comporte trois. D’ici environ un mois et demi, on aura fait le tri dans les idées avancées et on développera davantage les meilleures propositions. Olivier Riffon affirme que toutes ces étapes seront complétées avant la fin de 2019.

L’avenir de l’information régionale à l’heure du numérique fait partie du programme des Journées du numérique, qui se poursuivent jusqu’au 10 octobre.