Bianca Andreescu est la première joueuse de tennis à remporter le trophée Lou-Marsh, décerné à l’athlète de l’année au Canada.
Bianca Andreescu est la première joueuse de tennis à remporter le trophée Lou-Marsh, décerné à l’athlète de l’année au Canada.

Trophée Lou Marsh: Bianca Andreescu choisie athlète de l’année au Canada

La Presse Canadienne
TORONTO — La vedette du tennis canadien Bianca Andreescu a remporté le trophée Lou Marsh 2019 décerné à l’athlète de l’année au pays.

Elle est la première joueuse de tennis, hommes et femmes confondus, à remporter cet honneur.

Andreescu, de Mississauga, en Ontario, est devenue la première Canadienne à remporter un titre du Grand Chelem en simple, prenant la mesure de l’Américaine Serena Williams en finale des Internationaux des États-Unis.

«Wow! Je suis tellement reconnaissante pour cet honneur. Je ne m’y attendais pas et être la première joueuse de tennis à gagner est encore plus surréaliste, a confié Andreescu. Aucun de mes succès cette année n’aurait été possible sans le soutien de tout le Canada.»

Le lauréat de cet honneur décerné par le Toronto Star est sélectionné chaque année par un panel de journalistes sportifs à travers le pays.

Cet honneur conclut une année exceptionnelle pour la joueuse de 19 ans, qui a également remporté la Coupe Rogers à Toronto et le prestigieux tournoi BNP Paribas à Indian Wells, en Californie.

Elle a empoché plus de 6,5 millions $US en bourses cette saison et elle occupe le cinquième rang du classement féminin après avoir commencé l’année au 152e rang.

Les autres finalistes étaient la golfeuse Brooke Henderson, le sprinter Andre De Grasse, le lanceur Mike Soroka des Braves d’Atlanta et le gardien Jordan Binnington des Blues de St. Louis.

«Les sports canadiens ont été à l’avant-scène cette année, il y a donc certainement beaucoup d’autres athlètes qui méritent également une part de cet honneur - nous nous motivons tous pour être meilleurs, a poursuivi Andreescu. J’ai hâte de voir ce que 2020 apportera et je suis toujours fière de représenter le Canada au plus haut niveau.»

Le trophée Lou Marsh est remis chaque année depuis 1936 avec une interruption de trois ans pendant la Seconde Guerre mondiale.

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TENNIS CANADA DANS LA COUR DES GRANDS, SELON BORFIGA

Tennis Canada a connu une année «assez exceptionnelle» en 2019, et l’organisation peut maintenant dire «qu’elle fait partie de la cour des grands», a déclaré le vice-président responsable du développement de l’élite Louis Borfiga, lundi, à l’occasion du traditionnel bilan de fin de saison.

Après tout, comment pourrait-il en être autrement? En plus des nombreux exploits réalisés par Bianca Andreescu au fil de la campagne, la planète tennis a assisté à l’éclosion de deux autres étoiles montantes en Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime. «Vous savez, c’est rare qu’une fédération puisse combiner d’aussi bons résultats, tant chez les garçons que les filles. C’est une grosse satisfaction. C’est le rêve de tout entraîneur, et de toute fédération, de gagner un tournoi du grand chelem, comme l’a fait Bianca l’automne dernier», a déclaré Borfiga.

En outre, Borfiga a souligné que Milos Raonic avait eu un effet d’entraînement pour de jeunes espoirs tels que Shapovalov et Auger-Aliassime. De la même façon, Bruneau a rappelé qu’Eugenie Bouchard avait été la première à avoir cet effet auprès de ses compatriotes, il y a quelques années à peine.

«Les résultats d’Eugenie en 2014 ont un peu ouvert la porte aux autres filles derrière elle, a-t-il dit. Par exemple, pour une joueuse comme Bianca, elle a réalisé qu’elle pouvait y croire, en poursuivant son cheminement dans le système canadien. Et j’espère maintenant que les exploits de Bianca auront le même effet chez les autres joueuses qui l’entourent, comme Leylah [Annie Fernandez] et Mélodie Collard.»

Les «gamins» seront à surveiller

Du côté masculin, le Cerbère — un monstre à trois têtes dans la mythologie grecque — de Borfiga pourrait faire bien des dégâts en 2020, à condition que Shapovalov (no 15), Auger-Aliassime (no 21) et Milos Raonic (no 31) ne soient pas affaiblis par les blessures.

«Les gamins — Shapovalov et Auger-Aliassime — ont connu des années exceptionnelles puisqu’ils sont classés 15e et 21e, et qu’ils ne sont âgés que de 20 et 19 ans, a rappelé Borfiga. Ça m’a marqué que le Canada opte pour deux gamins à la Coupe Davis; ç’a d’ailleurs mené Rafael Nadal à dire que le Canada sera invincible dans les années à venir. Il y a donc une énorme satisfaction dans la progression des deux jeunes.

«J’ai aussi été agréablement surpris par le retour de Milos, malgré les nombreuses blessures, a-t-il ajouté. Il a connu une très, très bonne année. Pour avoir parlé avec lui, il est très motivé, surtout par les deux jeunes devant lui. Et ça, c’est bien; c’est un phénomène d’émulation.»

Il est d’ailleurs étonnant de constater qu’ils n’ont acquis, à eux trois, qu’un seul titre de l’ATP la saison dernière. Shapovalov a triomphé à l’Omnium de Stockholm en octobre dernier.

Cette tendance pourrait être rapidement inversée en 2020, foi d’Auger-Aliassime. Le Québécois a répété à qui voulait l’entendre ces derniers temps qu’il s’était fixé trois objectifs bien précis, c’est-à-dire de remporter son premier titre de l’ATP en carrière, participer à la deuxième semaine d’un tournoi du grand chelem et représenter son pays aux Jeux olympiques de Tokyo, entre autres. Des objectifs très réalistes, selon Borfiga.

Les Canadiens y parviendront-ils? Une partie de la réponse viendra dans un mois seulement, avec la tenue des Internationaux de tennis d’Australie.