L'ex-fondeur Pierre Harvey serre son fils Alex dans ses bras.

Tout un cadeau de fête pour Pierre Harvey

Discret parmi la foule, entouré des amis d’Alex, Pierre Harvey savourait le moment. Difficile pour un père d’imaginer un aussi beau cadeau pour celui qui célébrait son 62e anniversaire, dimanche.

À la fois discret et humble, le paternel avait l’air d’un homme comblé. Il venait d’assister à la dernière course de son fils, qu’il considère aussi comme un très grand athlète.

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«Il ne pourrait jamais faire mieux que ça, et à 30 ans, c’est le temps de passer à autre chose. Il a prouvé qu’il était un bon athlète, il peut sortir la tête haute», a dit celui qui fut, à son époque, le plus grand fondeur.

Il a cédé son titre à Alex, auteur de 32 podiums en Coupe du monde. À cela, il faut en ajouter cinq aux Championnats du monde.

«Je suis émotif parce que je ne vivrai plus jamais cela. Je ne me lèverai plus jamais à 5h du matin pour regarder ses courses en Coupe du monde sur Internet. Ça va être un vide, c’est certain, mais ça ne peut pas durer éternellement non plus. Alors on en profite pendant que ça passe. On est fier de lui, il a fait vibrer le monde, c’est merveilleux de voir autant d’amour autour de lui.»

Avant de se serrer mutuellement dans les bras après le dévoilement du podium, Alex n’avait pas encore eu le temps de souhaiter bonne fête à son père. Il n’avait pas besoin de lui acheter un cadeau non plus...

«Deux podiums, deux fois en deuxième place, c’est parfait. C’est un méchant beau cadeau, et espérer plus ça, ce serait de ne pas connaître le sport», a admis Pierre.

«Il pourra faire un tour de char tantôt», a blagué Alex, un passionné des voitures, en parlant de ce qu’il pensait lui offrir.

Les souvenirs d’une grande carrière et d’une belle fin de semaine restent le plus beau cadeau, car ils ne s’effaceront jamais!

Villeneuve ému

Ami de Pierre, conseiller bénévole d’Alex, Denis Villeneuve allait chercher sa paye dans la relation qu’il entretenait avec le fondeur qu’il a vu grandir.

«J’ai appelé ma blonde, ce matin [dimanche], mais je n’étais pas capable de lui parler. Ce fut un privilège immense de le côtoyer. J’ai un biais, et je l’assume, mais Alex est un être humain extraordinaire», a-t-il noté avant même d’être témoin de son dernier podium qui ne l’a sûrement pas surpris.

«Il n’y a pas une course qu’il ne veut pas gagner, a-t-il dit avant le départ. Samedi soir, il m’a appelé avant de se coucher, il savait que ça me faisait plaisir. Il m’a dit que son auto était sale, je suis allé la laver à 22h», a raconté en riant celui qui connaît assez le champion pour savoir qu’il lui demandait de le faire, indirectement. Comme pour tout le reste, ça lui faisait plaisir.