Lorsqu’on lui demande ce qu’il a hâte de voir au cours des 12 prochains jours, Patrick Dom ne parle pas de la division scolaire qui s’élargit, ni du retour des Russes après une absence de six ans. Il pointe le livre «La partie n’est pas terminée», lancé il y a un mois. À ses yeux, c’est le fait marquant du 60e.

Tournoi pee-wee: pour un plaisir sans égal

À 9h15, mercredi, la rondelle tombera au jeu pour le 60e Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. Pour l’occasion, un duel entre les Gouverneurs 2 de Sainte-Foy Sillery et les Rapides de Beauce-Nord dans la classe internationale, B est à l’horaire d’une journée ponctuée de 10 matchs.

À quoi faut-il s’attendre de la 60e mouture regroupant ces jeunes de 11 et 12 en provenance de 19 pays? Tour d’horizon avec le directeur général du tournoi, Patrick Dom.

ÉQUIPE À BATTRE

L’équipe à surveiller serait les Eagles Jr de Boston, dont l’entraîneur-adjoint est l’ancien joueur de la LNH Jarome Iginla. Son fils Tij s’aligne d’ailleurs avec cette formation de la classe AAA.

«Ils ont un très bon noyau d’équipe depuis plusieurs années, et quand tu vois les scores de leurs matchs dans le hockey AAA, c’est difficile de ne pas les voir comme l’une des bonnes équipes à venir au tournoi cette année. Mais ça ne veut rien dire tant qu’ils n’ont pas joué, car chez les pee-wee comme à tous les niveaux, tout se joue sur la glace. Il y a deux ans, Chicago Mission, dont Yanic Perreault était l’entraîneur, devait tout gagner, et ils ont perdu leur premier match et n’ont pas atteint la finale», rappelle Dom.

JOUEUR À SURVEILLER

Chaque année, des jeunes jouent au héros avec un but en prolongation, un arrêt en tirs de barrage, un tour du chapeau, etc. Certains deviennent de grands joueurs de la LNH, comme Guy Lafleur, Wayne Gretzky, Mario Lemieux, Brett Hull et compagnie; d’autres y vivent leur plus beau souvenir dans le hockey mineur.

«Il va y avoir un jeune qui se démarquera, on va le découvrir assez vite. Il y a des tournois où l’on pouvait dire que les Xavier Parent et Samuel Poulin étaient dans une classe à part, mais pas cette année. À cet âge-là, il faut les laisser s’exprimer sur la glace», précise Dom, qui a été témoins d’un bon nombre de performances individuelles au fil des ans.

Auteur de 51 buts en 27 matchs avec les Diabolos de Lucille-Teasdale (scolaire) dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS), Jérémy Leroux sera sûrement un attaquant à avoir à l’œil.

FAIT MARQUANT

Lorsqu’on lui demande ce qu’il a hâte de voir au cours des 12 prochains jours, Dom ne parle pas de la division scolaire qui s’élargit, ni du retour des Russes après une absence de six ans. Il pointe le livre La partie n’est pas terminée, lancé il y a un mois.

«À mes yeux, c’est le fait marquant du 60e. Dans les mois qui ont précédé le tournoi, c’est ça que j’avais le plus hâte de voir. Ce n’était pas évident de relater les 60 ans du tournoi, il s’agit d’une belle pièce de collection. Je suis convaincu qu’il va s’en vendre quelques-uns pendant le tournoi», disait celui qui voit aussi l’exposition du Temple de la renommée comme d’un événement marquant de la présente édition.

«Ce qu’il faut retenir, c’est que le Tournoi pee-wee est devenu un événement, il est beaucoup plus qu’un simple tournoi traditionnel. La contribution de tous les joueurs à nos capsules pour le décompte jusqu’au jour 1, la Coupe Stanley, l’exposition du Temple, la venue de Marcel Dionne, Raymond Bourque, Guy Lafleur, les frères Hanson et Vincent Lecavalier en plus des bons matchs que nous aurons droit pendant le tournoi, on ne pouvait pas demander mieux pour le 60e anniversaire», ajoutait celui qui ne s’offusquait pas une miette du refus de certains à répondre à son invitation. La dernière capsule du décompte du 60e a été publiée, mardi, et mettait en vedette l’ancien joueur des Nordiques, Joe Sakic. Il y en aura une en prolongation, mercredi, en guise de surprise pour les joueurs.