Thurso autorise maintenant ses résidents à posséder un cochon vietnamien.
Thurso autorise maintenant ses résidents à posséder un cochon vietnamien.

Thurso dit oui au cochon vietnamien

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
Les résidents de Thurso qui souhaitent se procurer un animal de compagnie, mais qui ont envie d’opter pour une bête à poil un peu plus originale que le traditionnel chien ou chat, peuvent désormais héberger un cochon vietnamien sous leur toit sans crainte de voir un inspecteur municipal ou un agent de la SPCA débarquer devant leur porte.

Plutôt que de modifier son Règlement concernant les animaux, le conseil municipal de Thurso a entériné le 10 août une résolution qui vient «autoriser» les résidents de la municipalité à posséder un cochon vietnamien comme fidèle compagnon. La décision des élus découle d’un cas isolé qui a suscité plusieurs discussions dans le village de Thurso durant la saison estivale.

«Au début de l’été, nous avions une citoyenne qui faisait des promenades avec son cochon vietnamien dans son quartier et nous avons reçu des questions et des plaintes de gens qui se demandaient si ce type d’animal était autorisé sur le territoire. Nous n’étions pas au courant que quelqu’un possédait ce type d’animal ici et après vérification, on a réalisé que ce n’était pas permis selon notre règlement. Après avoir été chercher de l’information, le conseil a décidé de le tolérer comme animal de compagnie», explique le maire de Thurso, Benoît Lauzon.


« Les gens aiment bien ça voir le petit cochon se promener dans la municipalité. »
Benoît Lauzon, maire de Thurso

Comme le Règlement concernant les animaux de la Ville n’a pas été modifié, une personne qui choisit le cochon vietnamien comme nouveau membre de sa famille n’a pas à se procurer de médaille auprès de la SPCA, ni même de permis.

«Si on observe des problèmes éventuellement, on pourrait intervenir ou abroger notre résolution. C’est sûr qu’on va suivre le dossier en regardant s’il y a des impacts négatifs. Par contre, tous les commentaires qu’on reçoit actuellement sont positifs. Les gens aiment bien ça voir le petit cochon se promener dans la municipalité. C’est un animal de compagnie très propre que les gens ont de plus en plus à la maison et que les enfants adorent. Il faut dire que la résolution est bien claire. On parle de cochons vietnamiens. On ne veut pas avoir n’importe quel genre de cochons sur notre territoire», indique M. Lauzon.

Toujours dans la veine des animaux, Thurso a lancé en juillet un projet pilote de poules pondeuses à l’intérieur des limites de son périmètre urbain qui permet maintenant à ses résidents de posséder cinq volailles sur leur terrain, moyennant certaines conditions strictes. Plusieurs citoyens de Thurso hébergeaient déjà des poules dans leur cour arrière, alors que c’était pourtant interdit en vertu de la réglementation municipale, souligne le premier magistrat.

«On a voulu encadrer la garde de poules pour que ça se fasse dans le bon ordre. Ceux qui avaient déjà un poulailler doivent se conformer aux nouvelles règles et ceux qui ont plus de poules doivent se limiter à cinq. C’est un projet pilote de cinq ans», précise le maire Lauzon.