Michel Giroux et Vincent Carrières ont été arrêtés en lien avec une affaire d'agressions sexuelles.

Stratagème d'agressions sexuelles: nouvelles accusations et un quatrième suspect

L’appel aux témoignages de victimes potentielles du Gatinois Michel Giroux en février dernier par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a porté fruit et a mené au dépôt de 13 nouveaux chefs d’accusation contre l’homme de 26 ans, ainsi qu’à l’arrestation d’un quatrième suspect dans cette affaire.

Rappelons que le 26 février 2019, le SPVG a arrêté Michel Giroux, Simon Lavoie et Hasan Demirovic en lien avec des agressions sexuelles commises sur des jeunes femmes. Après avoir pris contact avec les présumées victimes sur des applications de rencontres comme « Tinder » et « Bumble », elles étaient invitées chez Giroux ou « chez un ami ». Selon l’enquête, après quelques consommations alcoolisées saupoudrées de GHB, des actes sexuels étaient commis sur les jeunes femmes inconscientes.

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Pour procéder à ces trois accusations en février, trois dossiers documentant trois incidents distincts ont été transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Pour ces 13 nouveaux chefs d’accusation contre Michel Giroux et les huit accusations portées contre Vincent Carrières, un Gatinois de 28 ans, le SPVG s’appuie sur huit plaintes vérifiées par les enquêteurs.

« Toutes les informations qu’on a reçues ont été vérifiées. Ce ne sont pas nécessairement des informations qui ont mené à l’ouverture de plaintes ou au dépôt d’accusations, mais ce sont des informations qui nous ont permis à tout le moins de renchérir nos dossiers », explique l’agente relationniste Andrée East.

Le nouvel accusé dans cette affaire, Vincent Carrières

Par ailleurs, les enquêteurs tentent de valider un nombre indéterminé d’informations obtenues du public et de plaintes déposées par des victimes potentielles. L’agente East soutient que d’autres dossiers pourraient être envoyés au DPCP et que d’autres accusations pourraient être portées contre des membres de ce quatuor.

Le SPVG invite les victimes potentielles de Michel Giroux ou de Vincent Carrières à contacter les enquêteurs responsables de ce dossier au 819-243-2345, poste 6238. « On parle de dossiers qui se seraient produits durant l’année 2018, mais on croit que ça pourrait remonter à plus loin que ça. »

Agression armée

Michel Giroux est cette fois-ci accusé de voyeurisme, d’avoir vaincu la résistance par l’administration d’une substance en vue de perpétrer une infraction et d’agression sexuelle armée. 

Dans ce contexte, une agression sexuelle armée signifie que plus d’une personne participait à l’agression et non qu’elle a été perpétrée sous la menace d’une arme, précise Andrée East.

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UN COMPLICE QUI AURAIT AUSSI AGI SEUL

Décrit par la police de Gatineau comme un complice de Michel Giroux, avec qui il aurait commis des agressions sexuelles, Vincent Carrières aurait aussi agi seul.

Dans tous les incidents reprochés à Simon Lavoie (27 ans, de Cantley) et à Hasan Demirovic (31 ans, de Gatineau), Michel Giroux aurait été présent au moment des faits et aurait établi les premiers contacts avec la victime.

Selon l’enquête du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), M. Carrières a également commis des agressions sexuelles en compagnie de M. Giroux. Toutefois, dans au moins un dossier, le Gatinois de 28 ans aurait agi seul.

«En fonction des nouvelles informations qui nous été fournies par les victimes, nous avons des raisons de croire que Vincent Carrières aurait pu faire d’autres victimes, soit en compagnie de complices ou encore seul», soutient l’agente Andrée East.

La porte-parole de la police de Gatineau explique que Vincent Carrières a employé un modus operandi similaire à celui de Michel Giroux dans les événements qui ont fait l’objet d’une enquête.

«Il va contacter d’éventuelles victimes sur des applications de rencontres. Dans certains dossiers, le contact initial est réalisé par M. Giroux. Dans d’autres, par lui. À tout le moins, il y a quand même rencontre et à ce moment-là, il y a des actes sexuels pratiqués sur la victime après que celle-ci ait retiré son consentement ou alors en l’absence de consentement parce que cette personne est trop intoxiquée.»

MM. Lavoie et Demirovic ne font l’objet d’aucune nouvelle accusation après l’étude de nouvelles plaintes par le SPVG, depuis février.