Originaire du Saguenay, le capitaine Stéphane Bouchard a cumulé 600 heures de patrouille en zone de combat en Libye et en Irak.

Stéphane Bouchard a côtoyé la menace en Libye et en Irak

Né au Saguenay d’un père chambordais et d’une mère jonquiéroise, le capitaine Stéphane Bouchard a eu des sueurs froides à bord du Aurora avant de devenir instructeur. Il y a cumulé 600 heures de mission de combat au-dessus de la Libye et de l’Irak. Aux deux endroits, son appareil a subi des attaques ennemies, et il fut le premier à voir les menaces sur son écran.

«La Libye fut la pire. Nous étions en train de faire une patrouille pour évaluer le terrain (trouver les zones civiles à éviter et les zones plus chaudes) lorsque j’ai vu qu’on était verrouillés sur un radar. Je ne sais pas s’ils avaient des missiles opérationnels, mais je savais quel type de missile était associé à ce système de radar et j’en ai avisé le pilote, qui a aussitôt pris des mesures d’évitement», a raconté au Progrès le capitaine Bouchard, avant de monter à bord du Gonzo.

Aussitôt, l’officier de systèmes de combat aérien (OSCA) a transmis l’information sur la menace au AWACS – le Boeing avec le gros radar rond sur le dos –, qui l’a localisée et qui a envoyé des chasseurs français. «Deux minutes plus tard, la menace était détruite», poursuit le Saguenéen d’origine, pour démontrer l’efficacité du travail d’équipe.

En Irak, la menace fut différente. Ce n’était pas un missile, mais une batterie de canons. Cette fois, c’est avec son système de caméra que Stéphane Bouchard a vu la menace.

«Il y avait un camion avec une grosse bâche. Quand notre avion a passé au-dessus, on a vu les soldats hostiles courir vers lui, enlever la bâche et pointer leur canon en notre direction. Sur l’écran, on voyait les balles traçantes passer de chaque côté, mais heureusement, on était trop hauts pour qu’ils nous atteignent.»