Pour l’équipe du Conti Caffe, il n’y avait dans le restaurant «quasiment que des gens qui se connaissaient». «On n’est pas là non plus pour faire la police et contrôler» les adresses de tout le monde, a fait valoir le gérant, assurant que le restaurant n’avait pas dépassé les 50 personnes ce soir-là. 
Pour l’équipe du Conti Caffe, il n’y avait dans le restaurant «quasiment que des gens qui se connaissaient». «On n’est pas là non plus pour faire la police et contrôler» les adresses de tout le monde, a fait valoir le gérant, assurant que le restaurant n’avait pas dépassé les 50 personnes ce soir-là. 

Soirée du 2 juillet: le Conti Caffe s’explique [VIDÉO]

L’équipe du Conti Caffe, où s’est déroulée le 2 juillet la désormais célèbre soirée organisée par la Fondation pour les droits et libertés du peuple (FDLP), affirme n’avoir «rien fait de mal dans l’ensemble» et tient à rassurer sa clientèle quant aux mesures de prévention des infections mises en place dans l’établissement du Vieux-Québec.

Le restaurant est pris depuis une semaine dans la controverse suscitée par la FDLP et son président, Stéphane Blais, qui a tourné en compagnie de l’ex-animatrice Josée Turmel une vidéo devenue virale dans laquelle on peut voir des dizaines de personnes qui ne respectent pas les règles de distanciation physique imposées par la santé publique et la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST).

Au bout du fil, jeudi, Raphaël, qui a préféré ne pas donner son nom de famille mais qui s’est présenté comme le gérant du Conti Caffe, a accepté de nous raconter ce qui s’est passé le 2 juillet. «Au départ, ça devait être un groupe de 30 personnes qui devaient être à l’intérieur et à l’extérieur, mais il a fait mauvais temps ce jour-là, et, du coup, on a dû [tous] les mettre à l’intérieur», a-t-il expliqué. 

«Le problème, c’est que quand ils sont arrivés, ils n’étaient pas 30, et au fur et à mesure, ils se sont rendus à 45 personnes. Nous, on n’a pas pu gérer ça […]. Le problème, c’est qu’on n’avait qu’un seul nom [pour la réservation], on ne savait pas qu’il y avait Stéphane Blais, on ne savait pas qu’il y avait Mme [Josée] Turmel. Tout le monde est arrivé, et, au final, ils ont fait des vidéos qui nous ont mis» dans l’embarras, a ajouté Raphaël, selon qui la réservation aurait été faite par quelqu’un qui n’est «ni un extrémiste, ni un politicien, ni un avocat ou un comptable [comme l’est Stéphane Blais]». 

Pour l’équipe du Conti Caffe, il n’y avait dans le restaurant «quasiment que des gens qui se connaissaient». «On n’est pas là non plus pour faire la police et contrôler» les adresses de tout le monde, a fait valoir le gérant, assurant que le restaurant n’avait pas dépassé les 50 personnes ce soir-là. 

Le gérant du Conti Caffe a du reste assuré que «toutes les tables du Conti sont à deux mètres» et que les employés portent désormais masque et lunettes de protection. «Tout va bien dans notre restaurant, on n’a pas de cas [de COVID], on prend la température tous les matins», a-t-il souligné.

La CNESST est passée au restaurant le lendemain de la soirée de la FDLP, une visite «déjà prévue depuis un moment pour un contrôle», selon le gérant de l’établissement. «Ils ont contrôlé, toutes nos tables étaient à deux mètres, ils n’ont rien eu à dire là-dessus. On ne portait pas les masques avant parce que l’équipe avait décidé de ne pas les porter et que ce n’était pas obligatoire selon la CNESST et la santé publique, mais maintenant on les porte parce que la CNESST a renforcé son contrôle sur nous et que maintenant ils nous obligent à porter le masque et les lunettes», a indiqué Raphaël.

Selon lui, l’équipe du Conti Caffe «n’a rien fait de mal dans l’ensemble». «On n’est pas leurs associés», a-t-il assuré en parlant du groupe de complotistes de Stéphane Blais, qui a été largué par le cabinet Guy Bertrand dans la poursuite intentée contre le gouvernement du Québec, dans laquelle il est allégué que le confinement du Québec tout entier était une mesure «déraisonnable et injustifiable» pendant l’état d’urgence sanitaire, que cette décision a brimé et menacé les droits et libertés des citoyens et que l’État aurait pu prendre des mesures moins draconiennes.  

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À la CNESST, on indique qu’une intervention a bel et bien eu lieu au Conti Caffe le matin du 3 juillet pour vérifier les mesures de prévention en place, que des correctifs ont été demandés et qu’une autre inspection aura lieu dans les prochaines jours.

De son côté, le Service de police de la Ville de Québec mentionne qu’il est intervenu le 2 juillet au restaurant Conti Caffe «à la suite d’une dénonciation citoyenne qui faisait mention du non-respect du décret, et ce en conformité avec les règles édictées de la santé publique», qu’il a «effectué des constatations sur place» et que «le tout a été consigné dans un rapport qui est présentement analysé et qui pourrait être soumis au DPCP [Directeur des poursuites criminelles et pénales]».

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