L’ancien cadre de SNC-Lavalin Sami Bebawi, reconnu coupable de fraude et de corruption, a été condamné vendredi à une peine d’emprisonnement de huit ans et demi.
L’ancien cadre de SNC-Lavalin Sami Bebawi, reconnu coupable de fraude et de corruption, a été condamné vendredi à une peine d’emprisonnement de huit ans et demi.

SNC-Lavalin: Bebawi condamné à une peine d’emprisonnement de huit ans et demi

L’ancien cadre de SNC-Lavalin Sami Bebawi, reconnu coupable de fraude et de corruption, a été condamné vendredi à une peine d’emprisonnement de huit ans et demi.

Bebawi avait été reconnu coupable en décembre des cinq accusations pesant contre lui. Il a été jugé pour fraude, recyclage de produits de la criminalité, possession de biens volés et corruption d’un agent public étranger.

Il est demeuré impassible lorsque le juge Guy Cournoyer de la Cour supérieure du Québec a prononcé la sentence.

Le procès avait examiné plusieurs grands projets d’infrastructure et s’était concentré sur les relations avec Saadi Kadhafi, l’un des fils du défunt dictateur libyen Mouammar Kadhafi, pour faciliter les accords.

Au cours du procès, la poursuite avait allégué que la firme de génie montréalaise avait transféré environ 113 millions $ à des sociétés fictives pour payer des gens, dont Saadi Kadhafi, qui l’ont ensuite aidée à recueillir de l’argent et à décrocher des contrats en Libye, à partir de la fin des années 1990. La Couronne a soutenu au procès que ce qui restait dans les comptes après le paiement des pots-de-vin et des factures était divisé moitié-moitié entre M. Bebawi et son ancien subordonné Riadh Ben Aissa - chacun empochant 26 millions $.

Dans leurs plaidoiries finales au procès, les avocats de la défense ont soutenu que l’argent avait été versé à M. Bebawi pour son travail et que ces primes avaient été autorisées par le président de SNC-Lavalin à l’époque, Jacques Lamarre.

Sami Bebawi n’a pas témoigné ni présenté de défense. Il avait plaidé non coupable.

La Couronne réclamait une peine d’emprisonnement de neuf ans tandis que les avocats de Bebawi suggéraient une peine de six ans de prison.