Les deux équipes de pathologistes qui ont pratiqué la nécropsie de la baleine Clipper soupçonnent que sa mort soit le résultat d’une possible collision avec un navire.

Sixième baleine noire morte: un navire serait responsable

CLORIDORME — La sixième baleine noire retrouvée dans le golfe du Saint-Laurent serait morte à la suite d’un traumatisme contondant, qui pourrait résulter d’une collision avec un navire. C’est ce que tendent à démontrer les conclusions du rapport préliminaire de la nécropsie pratiquée lundi par deux équipes de vétérinaires à Cloridorme, près de Gaspé.

En fin d’après-midi lundi, Stéphane Lair indiquait qu’il s’agissait d’une suspicion et non d’une évidence, comme dans le cas des deux dernières nécropsies de baleines noires. «On a un diagnostic et un taux de certitude qui va avec, précise celui qui dirigeait les deux équipes de vétérinaires. Il y a des cas où le niveau de certitude est très élevé et il y a des cas, comme celui-ci, où le niveau de certitude risque d’être plus bas.»

Les résultats détaillés du rapport final devraient être rendus disponibles dans quelques mois. Les restes de cette sixième carcasse de baleine noire de l’Atlantique Nord, connue sous le nom de Clipper, ont été transportés, puis enfouis au dépotoir de Gaspé.

Transports Canada indique que l’imposition de la limite de vitesse de dix nœuds dans la zone où cette baleine a été observée pour la première fois demeure en vigueur.

À la recherche d’une baleine empêtrée

Une autre baleine noire empêtrée a été observée et signalée pour la première fois samedi par l’équipage d’un navire de la Garde côtière canadienne au nord-est de l’île Miscou, dans une zone fermée à toute pêche à engins fixes non surveillés depuis avril. La baleine, dont l’état et la durée de l’empêtrement sont inconnus pour le moment, n’a pas été revue.

Pêches et Océans Canada assure que la Garde côtière accroîtra la surveillance aérienne en vue de retracer le cétacé. «L’équipe de sauvetage des baleines de Campobello et les agents des pêches demeurent sur un pied d’alerte pour intervenir au besoin», fait savoir la direction régionale des communications du ministère fédéral par voie de communiqué. Pêches et Océans en profite pour rappeler que tout bateau naviguant dans cette zone doit demeurer à au moins 100 mètres de l’animal.