Ses belles paroles et un vice de consentement le mènent derrière les barreaux

Les belles paroles d’un homme de 21 ans ans, mais surtout le vice de consentement à des relations sexuelles avec une adolescente de 13 ans conduisent Yousif Wattar Zuhair derrière les barreaux.

L’individu maintenant âgé de 23 ans a été condamné, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke à une peine de 17 mois de prison.

C’est en lui faisant miroiter l’amour et qu’il allait s’établir avec elle dans l’ouest du pays, que Yousif Wattar Zuhair a convaincu la jeune adolescente d’avoir une première relation sexuelle avec lui.

Après une journée de procès où la victime a témoigné des gestes subis, l’accusé a reconnu les attouchements sexuels et l’incitation à des contacts sexuels entre mars et mai 2015.

Il a reconnu au moins quatre relations sexuelles complètes avec la plaignante. L’une d’entre elles a été filmée par un ami de l’accusé. Lors des rapports sexuels, l’accusé lui a même refilé une maladie transmissible sexuellement.

Le juge Éric Vanchestein de la Cour du Qubec a souligné le courage de la victime d’avoir dénoncé son agresseur et d’avoir traversé seule le processus judiciaire.

« Peu importe la peine, rien n’effacera les gestes subis », a signalé le juge Vanchestein.

Le juge a mentionné que l’adolescente ne souhaitait pas avoir de relation sexuelle avec lui, mais que Yousif Wattar Zuhair l’a convaincu malgré la différence d’âge faisant en sorte qu’elle ne pouvait consentir à des rapports sexuels.

« Selon la loi, la victime n’était pas en âge de consentir à avoir une relation sexuelle avec l’accusé. L’âge du consentement est de 16 ans », explique la procureure aux poursuites criminelles, Me Marie-Line Ducharme.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme

Pendant cette période, l’accusé voyait d’autres filles qu’elle. Se sentant comme un objet sexuel, la plaignante a dénoncé l’individu dans la vingtaine. La victime vit encore des séquelles de l’abus émotionnel qu’elle a subi.

« Les impacts pour la victime sont importants parce que les gestes se sont produits dans un contexte de manipulation. Il lui disait qu’il voulait fonder une famille avec elle. Elle s’est vite rendu compte qu’il s’intéressait plus à elle pour l’aspect sexuel. Deux ans après la fin de la relation, il est revenu avec les mêmes promesses, ce qui a chamboulé la victime. Elle a subi un choc post-traumatique », signale la procureure aux poursuites criminelles.

Yousif Wattar Zuhair a déjà été condamné par le passé à une année de prison pour une agression sexuelle sur une mineure.

Une détention provisoire d’un mois a été retranchée à la suite de la suggestion commune de Me Ducharme et de l’avocat de la défense Me Guy Plourde. Une probation de trois ans lui a été imposée. Il ne pourra pas communiquer avec la victime dans cette affaire.

Le nom de l’accusé a été inscrit au Registre des délinquants sexuels.