Lors du passage du Quotidien à la hauteur du km 12 du chemin de la ZEC Martin Valin, les touristes étaient toujours empêtrés dans le sentier de motoneige L-201.

Saguenay: un couple français s’égare dans un sentier de motoneige en auto

Un couple de touristes français qui pensaient passer une journée de rêve au Parc national des Monts-Valin ont plutôt dû être secourus en soirée lundi puisqu’ils sont demeurés pris dans leur voiture toute la journée dans un sentier de motoneige emprunté par mégarde en suivant aveuglément leur système GPS.

À bord d’une berline louée de marque Hyundai Sonata, le couple parti de Québec aurait tenté de se rendre en matinée au parc géré par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), qui attire son lot de visiteurs étrangers venus découvrir les plaisirs de l’hiver.

Au lieu de prendre la bonne route à partir de Saint-Fulgence, les deux touristes ont plutôt été dirigés par leur appareil de guidage vers le chemin de la ZEC Martin Valin, selon des informations fournies par les secouristes. La route forestière accessible une dizaine de kilomètres plus loin ne mène pourtant en aucun cas au Parc national des Monts-Valin – autrement qu’en motoneige.

Rendus à la hauteur du kilomètre 12, plutôt que de continuer sur le chemin, les touristes malchanceux ont ainsi bifurqué à gauche dans un sentier de motoneige sur le chemin L-201. De là, ils sont quand même parvenus à rouler pas moins de trois kilomètres avant de rester définitivement coincés dans la neige.

Par chance, le signal de leur téléphone cellulaire était suffisamment bon pour leur permettre de contacter le service 911.

« Les personnes n’étaient pas en perdition, ils avaient de la nourriture et n’étaient pas en danger. Ils ont pu sortir du sentier sains et saufs vers 19 h 40 », a d’abord expliqué le porte-parole de la Sûreté du Québec, Louis-Philippe Bibeau. »

Secourus par une surfaceuse

Comme la SQ n’était pas équipée pour sortir le véhicule de sa fâcheuse position, c’est un opérateur du club de motoneige Caribou-Conscrits, aidé d’un bénévole, qui a été appelé à effectuer le dépannage à l’aide d’une surfaceuse de sentier.

« La machine se trouvait près du lac Jalobert [près de la Chapelle] quand on a fait appel à nous vers 16 h. À une vitesse de 10-12 km/h, ça lui a pris trois heures pour se rendre auprès des touristes. Une fois sortis de là, ils ont repris la direction de Québec », raconte le vice-président du club Caribou-Conscrits, Denis Legendre. Ce dernier est demeuré en contact avec son opérateur de surfaceuse via les ondes radio tout au long de l’opération. M. Legendre assure qu’il a aussi donné une leçon de reconnaissance des sentiers hors route aux touristes, qui reconnaîtront sans doute à l’avenir les poteaux bleus et rouges qui délimitent les pistes de motoneiges et de VTT.

Histoire semblable

Cette histoire rocambolesque n’est pas sans rappeler un fait divers semblable survenu en septembre 2005. Dans son édition du 24 septembre, Le Quotidien rapportait alors la mésaventure d’une famille israélienne qui s’était égarée dans la Réserve faunique des Laurentides alors qu’elle tentait de se rendre à Roberval en partance de Québec.

À bord d’une voiture de marque Crown Victoria, ils avaient là aussi suivi leur appareil GPS qui les avait aiguillés dans un chemin de VTT menant au secteur des Portes de l’enfer via la route 175. La famille de trois avait été secourue sans trop de problèmes au petit matin par des agents de la SQ.