Les vibrations ont entraîné le bris d'une soupape sur le traversier F.-A. Gauthier.

Rapport du BST sur le F.-A.-Gauthier: des vibrations ont entraîné le bris d'une soupape

MATANE – Si la défectuosité des propulseurs azimutaux du traversier F.-A.-Gauthier créait une vibration anormale, un rapport d'enquête du Bureau de la sécurité des transports (BST) déposé mercredi nous apprend l'existence d'une autre source de vibration sur le navire, actuellement en cale sèche au chantier Davie. Selon le BST, ces vibrations ont causé le bris d'une soupape survenu le 8 avril 2018.

Ces vibrations étaient peut-être présentes depuis la mise en service du navire en 2015, soupçonne le BST. L'enquête a permis de comprendre que les vibrations dans le réservoir de stockage de gaz naturel liquéfié (GNL) avaient possiblement conduit à la défaillance et à la rupture d'un goujon qui a entraîné une petite fuite de gaz.

Lors de l'incident, le réservoir de stockage à bâbord contenait environ 200 mètres cubes de GNL, soit environ 75 % de sa capacité. «On a décidé que le F.-A.-Gauthier allait demeurer en service dans cet état afin d'épuiser le GNL stocké par les chaudières à vapeur auxiliaires et les groupes électrogènes bicombustibles», peut-on lire dans le rapport d'enquête. Le 13 avril, un technicien accrédité par le fabricant a procédé à des réparations d'urgence afin de fixer temporairement la soupape défectueuse. «Le goujon de la soupape a cédé à la base du filetage à cause de la formation de nombreuses fissures de fatigue», conclut l'enquêteur désigné, François Dumont.

Les fabricants du système et de la soupape ont mené une étude afin d'éviter qu'une telle situation ne se reproduise. «Ils étudient la possibilité de fabriquer des goujons de support d'un matériau différent ou d'utiliser trois goujons plutôt que deux pour supporter l'actionneur pneumatique», mentionne le BST dans son rapport, qui n'avait pas pour mandat de proposer des recommandations.