Imaginez. Vous êtes un patient, endormi sur la table opératoire. Pendant ce temps, un timbre cardiaque, adapté à vous, est imprimé au moyen d’une imprimante spéciale. Le médecin applique ensuite le timbre directement sur votre cœur.

Quand la médecine rattrape la science-fiction

Imprimer et réparer le muscle cardiaque, acheminer des cellules souches aux organes qui en ont besoin, concevoir de minuscules matrices d’argent pour les implanter dans le globe oculaire… Non, il ne s’agit pas des scènes d’un film de science-fiction, mais bien de traitements développés ici, à Ottawa.

Imaginez. Vous êtes un patient, endormi sur la table opératoire. Pendant ce temps, un timbre cardiaque, adapté à vous, est imprimé au moyen d’une imprimante spéciale. Le médecin applique ensuite le timbre directement sur votre cœur.

C’est ce genre de technologies médicales révolutionnaires que le Dr Emilio Alarcon et son équipe développent dans leur laboratoire de bio-ingénierie et de solutions thérapeutiques de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa.

Selon le Dr Alarcon, ce timbre cardiaque permettra de sauver des milliers de vies au pays et d’épargner des millions de dollars en soins de santé.

Le Dr Emilio Alarcon (au centre) et son équipe développent dans leur laboratoire de bio-ingénierie et de solutions thérapeutiques de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa.

Son équipe est aussi en train de créer des plateformes régénératrices. En d’autres mots, il s’agirait de minuscules matrices sur lesquelles de nouveaux tissus peuvent être cultivés et tolérés par le corps humain pour traiter sa maladie. 

C’est la nano-ingénierie qui rend possible ces matériaux électro-conducteurs, utiles pour réparer le muscle cardiaque, par exemple.

Plusieurs autres technologies sont développées dans le laboratoire du Dr Alarcon.

Les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de décès prématuré au pays, et des millions de Canadiens vivent avec une maladie cardiaque.

Avec la croissance du nombre de patients, le Dr Alarcon croit qu’il existe en 2019 une urgence de mettre au point ce type d’innovations. 

« La science doit être connectée avec les besoins de la communauté. (...) Je pense que maintenant, plus que jamais, nous faisons face à des besoins qui n’existaient pas, il y a 50, 60 ans. »

Lorsqu’on lui fait remarquer que son travail ressemble drôlement à la science-fiction, le chercheur principal au laboratoire de bio-ingénierie et de solutions thérapeutiques avoue ne pas être surpris. 

« Je suis convaincu que chaque science est, d’une façon ou d’une autre, inspirée par la science-fiction. Je pense qu’il faut la rattraper pour affronter les problèmes auxquels nous n’étions pas confrontés auparavant. »

En plus de révolutionner le monde de la science, le Dr Alarcon débutera, dès cet automne, un nouveau projet appelé BeaTs Radio. 

Il s’agira de la première émission en continu qui sera diffusée à partir d’un laboratoire réel, en l’occurrence, le sien. 

La radio invitera des scientifiques et des chercheurs en début de carrière à réaliser des entrevues avec d’autres innovateurs provenant du Canada et du reste du monde.

Le Dr Alcaron souligne que l’engagement de la communauté est important pour le développement des technologies médicales. 

« Cette radio sera une excellente opportunité de mettre en œuvre cet engagement communautaire. »