Si tout se déroule comme prévu, le projet de centre de comédie porté par François Dupuis se concrétisera en 2020 dans le Vieux-Village de Bromont.

Projet de centre de la comédie à Bromont : l’humour tous azimuts

Quelques mois après la fin abrupte du Théâtre Juste pour rire Bromont des humoristes pourraient remonter sur les planches d’un incubateur de talents au cœur de la municipalité. Si tout va rondement, le projet porté par François Dupuis pourrait prendre son envol en 2020.

François Dupuis roule sa bosse dans le domaine du divertissement depuis quelques années déjà. Il a notamment lancé, avec son collègue humoriste François Maranda et le réalisateur Yannick Rondeau, la salle de spectacles La Grosse Bertha à Berthierville. Il est également coordonnateur artistique de la salle Laurent Paquin à Acton Vale. Originaire de Granby, celui qui mène aussi ses propres initiatives avec son entreprise événementielle Salut ça va média était mûr pour un nouveau défi dans son « patelin ». « Je veux lancer un comédie club à Bromont, où je suis installé depuis juin. De préférence près de la rue Shefford, a-t-il spécifié. Je pense que c’est l’endroit idéal pour un projet comme ça. Avec tous les touristes qui passent ici, on pourrait offrir plusieurs forfaits avec d’autres attraits. »

Or, les locaux permettant de réaliser un tel projet sont peu nombreux au cœur de la municipalité. François Dupuis a toutefois bon espoir de dénicher d’ici peu cette fameuse « perle rare ».

« Il y a une place laissée libre pour bonifier l’offre de divertissement à Bromont avec la fin du Théâtre Juste pour rire, a-t-il dit. L’idée, c’est que les gens sortent du resto pour aller à pied au comédie club. »

En plus d’offrir plusieurs représentations le week-end, l’endroit serait un lieu d’exposition pour les artistes-peintres ayant une démarche humoristique, a mentionné celui qui chapeaute le projet.

Trois volets

En fait, la salle de spectacles n’est qu’un des éléments de ce projet, qui se décline en trois volets. La seconde partie serait ni plus ni moins qu’un incubateur d’humoristes. « J’aimerais créer un centre de comédie où il y aurait des formations. On pourrait accueillir quatre humoristes qui viennent pendant un mois intensif tester leur matériel sur scène. Quand tu as fait ton numéro 20 fois en peu de temps, au final, tu as du solide », a fait valoir François Dupuis.

N’importe qui pourrait intégrer le centre de la comédie, autant la relève que des humoristes plus établis. Entre les prestations, les candidats participeraient entre autres à des séances de remue-méninges en groupe, en plus d’être épaulés individuellement par des collègues d’expérience dans le cadre d’ateliers créatifs.

La démarche permettrait aux artistes de suivre la cadence de cette industrie effervescente, a mentionné l’initiateur du projet. « Aujourd’hui, un humoriste ne peut plus faire le même spectacle durant cinq ans. On doit constamment créer du nouveau matériel. Le comédie hub répond donc à un besoin de plus en plus marqué. »

Le dernier volet s’articule autour des entreprises. « Des compagnies pourraient faire leur événement corporatif en ayant des prestations d’humoristes. On pourrait aussi offrir des ateliers de team building », a indiqué François Dupuis.

En ce qui concerne le financement, le promoteur prévoit déposer « d’ici la fin septembre » une demande de subvention au Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR), chapeauté par le ministère des Affaires municipales. « Si j’ai une réponse positive, a-t-il indiqué, le projet sera mis en branle rapidement. »