En confirmant la création de cette prime jeudi, la ministre de la Santé, Danielle McCann, a fait la différence entre les médecins de famille, sous-rémunérés par rapport à leurs collègues ontariens, et les médecins spécialistes, surrémunérés selon elle.

Prime aux médecins: la CAQ accusée de jouer dans le même film que les libéraux

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) est accusé de jouer dans le même film que les libéraux en créant une prime pour les médecins de famille.

Cette prime de près de 50 millions $ par année doit inciter les omnipraticiens à prendre en charge plus de patients. À l’heure actuelle, environ 550 000 Québécois n’ont pas de médecin de famille.

Lorsqu’elle était dans l’opposition, la CAQ accusait régulièrement le gouvernement libéral d’être trop généreux envers les médecins.

En confirmant la création de cette prime jeudi, la ministre de la Santé, Danielle McCann, a fait la différence entre les médecins de famille, sous-rémunérés par rapport à leurs collègues ontariens, et les médecins spécialistes, surrémunérés selon elle.

Par ailleurs, a précisé le premier ministre François Legault, ce montant d’argent était déjà prévu dans l’entente négociée l’an dernier entre le gouvernement Couillard et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

Un médecin de famille qui prendra plus de 750 patients obtiendra dorénavant un boni pouvant atteindre 7500 $ par année. À 1000 patients, la prime pourra atteindre 15 000 $ par année.

La CAQ a subi les railleries de l’opposition en Chambre. Le porte-parole du Parti québécois (PQ) en santé, Sylvain Gaudreault, a accusé le gouvernement de faire dans la «pensée magique».

«Les médecins ont tellement d’argent présentement qu’ils ne voudront même pas travailler plus, a-t-il déclaré. Ça n’a pas marché avec les libéraux, ça ne marchera pas plus avec vous autres.»

M. Legault a rappelé que l’objectif de son gouvernement est de modifier le mode de rémunération des médecins de famille pour qu’ils soient rémunérés en fonction du nombre de patients pris en charge, plutôt qu’en fonction des actes médicaux posés.