Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin se joint aux centaines de voix de la Fédération nationale des communications pour défendre la presse écrite.

Presse écrite: le maire de Gatineau réclame l’aide des gouvernements

Le maire de Gatineau et président du caucus des grandes villes à l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Maxime Pedneaud-Jobin, a joint sa voix, mercredi matin, à celle de centaines de travailleurs de l’information et de la Fédération nationale des communications (FNC-CSN) pour demander aux gouvernements fédéral et provincial d’intervenir financièrement pour assurer la survie de la presse écrite.

Dans une lettre signée par 28 syndicats représentants autant de salles de nouvelles de médias écrits, dont Le Droit, et publiée dans la plupart des journaux du Québec, la FNC, prévient que «les médias de la presse écrite sont à l’agonie» et interpelle directement le gouvernement fédéral. «Les mesures proposées jusqu’ici par le gouvernement fédéral sont insuffisantes et ne répondent pas aux besoins pressants que rencontrent les médias écrits, soutiennent les signataires. M. Trudeau, le temps est compté. Vous devez agir pour empêcher la disparition d’autres entreprises de presse au cours de la prochaine année.»


« Ça prend de vrais journalistes pour faire de vrais reportages, pour s’assurer que les faits soient vérifiés. »
Maxime Pedneaud-Jobin

Faisant écho à ces affirmations, le maire Pedneaud-Jobin a reconnu que « oui, la situation est grave ». Il a notamment fait référence aux fermetures, en Outaouais, du journal La Gatineau et de La Revue au cours des derniers mois. « Il en va de la cohérence de nos communautés et de la vie démocratique, a-t-il dit. C’est selon moi une perte énorme du point de vue démocratique et de la capacité à avoir des communautés tricotées serrées. »

M. Pedneaud-Jobin affirme que c’est l’ensemble de la presse écrite qui est en danger et qu’il revient maintenant aux gouvernements fédéral et provincial de se porter au secours de ces médias essentiels dans l’écosystème médiatique. « L’information, et l’information de qualité, ce n’est pas un produit commercial, c’est un bien public et il est donc tout à fait correct et nécessaire que l’État donne un coup de main parce que c’est un outil essentiel au fonctionnement de nos communautés et de la démocratie, a-t-il affirmé. Ce que je sais comme politicien c’est que ça prend de vrais journalistes pour faire de vrais reportages, pour s’assurer que les faits soient vérifiés. Le journalisme est une profession et nous sommes dans un monde où il y a toutes sortes d’informations qui viennent de toutes sortes de sources plus ou moins fiables. »

Dans sa lettre, la FNC prévient que les entreprises de presse ont « besoin d’une aide d’urgence pour traverser la crise, en attendant de trouver de nouveaux modèles d’affaires ». Le gouvernement fédéral « devrait pouvoir offrir un crédit d’impôt sur une partie de la masse salariale des entreprises de presse », propose la centrale syndicale.