Le palais de justice de Québec

Pour une rare fois au Canada, un jury pour un procès de pornographie juvénile

Pour une rare fois au Canada, 12 jurés devront regarder des images que la Couronne prétend être de la pornographie juvénile dans le cadre du procès de Jean-Baptiste Abel, un homme de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

Abel, 30 ans, a choisi de demander à un jury de déterminer s’il est coupable ou non d’avoir accédé, possédé et distribué des images de pornographie juvénile en 2015 et 2016, tel que précisé à l’acte de dénonciation.

Il a fallu environ quatre heures mardi au palais de justice de Québec pour sélectionner les six femmes et huit hommes (dont deux substituts) qui composeront le jury du procès prévu pour deux semaines. Une vingtaine des 75 candidats qui se sont présentés devant le juge Carl Thibault de la Cour supérieure ont été exemptés de leur devoir de citoyen après avoir confessé leur partialité. 

Plusieurs ont invoqué leurs enfants ou leurs petits-enfants ou encore leur travail d’enseignant au primaire pour expliquer leur incapacité à juger la cause seulement sur la preuve présentée et non sur des idées préconçues. Une dame a dit craindre les répercussions qu’aurait sur elle le visionnement de la preuve policière.

Le juge Thibault fera ses directives préliminaires aux jurés mercredi matin. La procureure de la Couronne Me Sonia Lapointe commencera la preuve par la suite. L’accusé est défendu par l’avocat Me Louis Belliard.