Plainte rejetée d’un travailleur syndiqué qui ignorait qu’il était syndiqué

MONTRÉAL — Le tribunal vient de rejeter la plainte d’un travailleur syndiqué... qui disait ignorer qu’il avait été syndiqué pendant des années, bien que des cotisations étaient prélevées sur sa paie.

Devant le Tribunal administratif du travail, l’homme avait soutenu qu’il voyait l’association des employés comme «un club social qui ramasse de l’argent pour organiser des activités à Noël».

Le travailleur, Bernard Gionet, avait déposé une plainte contre son syndicat, l’Association des employés de Trudeau, pour avoir contrevenu à son devoir de représentation dans un litige l’opposant à son employeur.

M. Gionet avait été embauché en 2006. En 2009, il avait été placé en arrêt de travail, puis n’est plus revenu travailler chez l’employeur. En 2012, l’employeur avait mis fin à son emploi. L’homme avait porté plainte. Mais en septembre 2014, il avait conclu une transaction avec son employeur réglant sa plainte contre lui.

Puis, trois ans plus tard, il avait porté plainte contre le syndicat, lui reprochant de ne pas l’avoir représenté dans le litige contre l’employeur. Il reprochait au syndicat «de lui avoir caché sa véritable nature» et que s’il avait su que l’association pouvait le défendre, il se serait adressé à elle dès le début.

Le Tribunal a rejeté sa plainte, rappelant qu’un salarié qui désire porter plainte contre son syndicat doit le faire dans les six mois de la connaissance des agissements dont il se plaint. Il souligne aussi que le plaignant a conclu une entente avec l’employeur en 2014, qui prévoit une quittance et dans laquelle il renonce à son recours.