Plagiat et tricherie: l’Université Laval lance une campagne de sensibilisation

L’Université Laval a lancé mardi une campagne de sensibilisation pour prévenir le plagiat et la tricherie chez ses étudiants.

L’initiative, lancée en collaboration avec la CADEUL et l’AELIÉS, vise à rappeler que «l’intégrité intellectuelle est une valeur fondamentale et une priorité de toutes instances de l’Université Laval», résume dans un communiqué l’établissement d’enseignement, qui rappelle que «l’Université est intransigeante lorsqu’il s’agit d’imposer des sanctions aux personnes ayant commis des infractions relatives aux études, comme plagier ou copier». 

Selon Robert Beauregard, vice-recteur exécutif et vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes, «il arrive, surtout en début de parcours universitaire, que les infractions liées aux études soient commises par des personnes étudiantes qui ignorent ou n’ont pas encore compris précisément les règles, les exigences et les conséquences».

D’où le lancement d’une opération de communication sur les réseaux sociaux, qui s’échelonnera sur les cinq prochaines semaines. Intitulée «Non, l’Université Laval ne tolère pas la tricherie», la campagne vise à faire comprendre les différentes infractions liées aux études et à expliquer le processus disciplinaire, «de la dénonciation à la décision», explique-t-on.

Une nouvelle section du site Web de l’Université Laval a été conçue afin de rendre plus accessible l’information contenue dans le Règlement disciplinaire à l’intention des étudiants et étudiantes de l’Université Laval (ulaval.ca/etudiants-actuels/droits-et-responsabilites.html).

«On a voulu vulgariser le Règlement pour que les étudiants le comprennent bien, éviter les ‘je ne savais pas’», résume une porte-parole de l’Université Laval, Andrée-Anne Stewart.

En 2016-2017, 212 infractions reliées aux études, qui comprennent aussi bien les cas de plagiat que les cas de tricherie lors d’un examen, ont été recensées, contre 71 en 2012-2013. Une augmentation qui s’explique par le fait qu’on dénonce plus qu’avant parce qu’on est davantage sensibilisé, selon Mme Stewart.