Pierre Paradis a fait savoir mardi qu’il présenterait une défense écrite pour répondre des blâmes adressés à son endroit par la Commissaire à l’éthique et à la déontologie de l’Assemblée nationale, Ariane Mignolet.

Pierre Paradis présentera une défense mercredi

Le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, présentera mercredi une défense écrite à ses collègues parlementaires à propos des blâmes sévères adressés à son endroit par la Commissaire à l’éthique et à la déontologie de l’Assemblée nationale.

Le rapport, publié mardi dernier, stipulait que M. Paradis avait fait mauvais usage de son allocation pour frais de logements, d’abord en logeant gratuitement sa fille et son gendre, puis en payant un loyer couvrant presque la totalité de l’hypothèque de leur condominium. Les faits reprochés se seraient étalés sur une période de six ans.

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Déjà, M. Paradis avait répondu aux conclusions du rapport dans un communiqué publié quelques heures plus tard. Le député indépendant de Brome-Missisquoi allègue avoir toujours respecté les règles et n’avoir commis aucun manquement au Code d’éthique des membres de l’Assemblée nationale en habitant avec des membres de sa famille. Il affirme n’avoir jamais excédé les allocations permises par la loi, quitte à payer de sa propre poche toute dépense en surplus, pas plus qu’il n’aurait tiré de profit personnel des allocations lui étant fournies.

Date butoir

La loi prévoit un délai de cinq jours après le dépôt du rapport pour permettre à l’élu ciblé de défendre sa cause auprès des membres de l’Assemblée nationale. Ceux-ci devront d’ailleurs voter cette semaine sur une résolution enjoignant M. Paradis à rembourser la somme de 24 443,63 $ réclamée par Ariane Mignolet dans son rapport. Plusieurs abstentions sont à prévoir, a indiqué La Presse il y a quelques jours.

Mercredi étant la date butoir pour ce faire, M. Paradis a fait savoir dans un communiqué, mardi, qu’il présenterait une défense écrite dans les temps et qu’il avait fait part de son intention au président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon.

« M. Paradis n’a d’aucune façon abdiqué son droit de se présenter à l’Assemblée nationale dans les cinq jours de séance suivant le dépôt du rapport », indique par ailleurs le communiqué rédigé par le personnel de son bureau de circonscription de Cowansville. Il n’était toutefois pas clair si le député de Brome-Missisquoi allait se rendre dans la capitale pour faire valoir son point de vue. Cela marquerait un retour à l’Assemblée nationale pour M. Paradis, en congé maladie depuis un an et demi après avoir subi une commotion cérébrale.

Des renseignements provenant de l’Unité permanente anticorruption sont à l’origine de l’enquête entamée il y a plus ou moins un an par la Commissaire.