Ce genre de fraude, bien que moins fréquente en matière de logement, démontre qu’il faut être vigilant avec les personnes avec qui on transige sur les réseaux sociaux, soutient Caroline Garand, porte-parole du Service de police de Granby.
Ce genre de fraude, bien que moins fréquente en matière de logement, démontre qu’il faut être vigilant avec les personnes avec qui on transige sur les réseaux sociaux, soutient Caroline Garand, porte-parole du Service de police de Granby.

Petites annonces en ligne: gare aux arnaques!

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Si certaines offres semblent trop belles pour être vraies sur les réseaux sociaux, c’est peut-être le cas. Un nouveau résident de Granby l’a malheureusement appris à ses dépens, à la fin août. Sous le couvert de l’anonymat, il tient à appeler ses concitoyens à la vigilance.

Une femme avait répondu à son annonce, sur les réseaux sociaux, dans laquelle il indiquait être à la recherche d’un logement.

Il se trouvait alors dans une autre région et avait besoin de trouver rapidement. L’entente entre l’arnaqueuse et sa victime s’est conclue via Messenger, après quoi le locataire floué a fait parvenir l’équivalent du premier mois de loyer par virement bancaire à la prétendue propriétaire.

C’est au moment de prendre possession du logement qu’il a compris qu’il avait été victime d’une fraude. «J’ai parlé avec le concierge et je lui ai demandé qui était le propriétaire et quel était son numéro de téléphone», a-t-il confié.

Au bout du fil, évidemment, il ne s’agissait pas de la même personne. «La propriétaire ne savait pas trop quoi faire», mentionne notre source, qui a finalement pu obtenir le logement convoité, mais en payant à nouveau son premier mois de loyer.

«Je l’ai payé au concierge et j’ai demandé un reçu», raconte-t-il.

Ce même jour, des policiers sont passés dans le quartier et ont approché l’individu en lui demandant s’ils connaissaient la jeune femme qui se serait fait passer pour la propriétaire de l’immeuble, ajoute la victime.

«Son nom de famille n’était pas le même que sur Facebook, mais j’ai allumé. J’ai donc dit aux policiers de regarder ses photos Facebook sur mon cellulaire. Quand je leur ai demandé si c’était bien elle, l’un d’eux m’a répondu que oui, que ce n’était pas tout à fait une fille de confiance.»

Rencontrer avant d’acheter

Ce genre de fraude, bien que moins fréquente en matière de logement, démontre qu’il faut être vigilant avec les personnes avec qui on transige sur les réseaux sociaux, soutient Caroline Garand, porte-parole du Service de police de Granby.

Aucune enquête n’est ouverte dans cette affaire, mais des policiers enquêtent en ce moment sur un cas de fraude après qu’un individu ait annoncé un réfrigérateur à vendre sur les médias sociaux et réclamé un dépôt à sa victime pour lui réserver l’électroménager, qui finalement n’existait pas.

«Il vaut toujours mieux rencontrer la personne et voir la marchandise avant de conclure une transaction», prévient la policière.

Au cours des derniers mois, un autre type d’arnaque sur les réseaux sociaux a fait bien des malheureux. Des fraudeurs plaçaient des annonces d’animaux de compagnie pure race, à vendre ou à donner. Ils demandaient toutefois au futur propriétaire d’assumer des frais de transport ou de vétérinaire pour finaliser l’adoption, qui n’a jamais lieu.