Je ne sais même pas si Mike Sherman savait qui j’étais…

Oui, j’ai confiance !

CHRONIQUE / Amateurs de football, mes salutations ! Et bienvenue à cette nouvelle chronique où je vous parlerai de ma première saison dans l’uniforme des Alouettes. Je vais vous amener en coulisses et tenter de vous faire vivre les choses de l’intérieur.

Oui, je sais, je n’arrive pas à Montréal dans la période la plus tranquille et la plus joyeuse dans l’histoire de l’équipe. La concession est à vendre, on vient de perdre notre entraîneur en chef et plusieurs pensent que ce sera une saison difficile. Mais moi, je vous le dis tout de suite, j’ai confiance !

Commençons en parlant de la nouvelle du week-end, celle du départ de Mike Sherman. Qu’est-ce que j’en pense ? me demandez-vous. Moi, franchement, je suis… content.

Je ne connaissais pas Sherman avant d’arriver à Montréal. Au cours des derniers jours et des dernières semaines, vous avez probablement lu et entendu tous ces commentaires à l’effet qu’il n’avait jamais vraiment réussi à s’adapter au jeu et aux particularités du football canadien. Très honnêtement, je pense que ça résume assez bien la situation.

Je n’ai pas eu de contact personnel avec lui. Pour tout vous dire, je ne suis pas quart-arrière ni une super étoile et je ne sais même pas s’il savait qui j’étais. Je ne suis pas là pour tomber sur la tête de personne, mais c’est ce que j’ai vécu avec lui.

Khari Jones, qui était déjà coordonnateur offensif, sera l’entraîneur en chef jusqu’à nouvel ordre. Lui, je l’aime. Il a une belle personnalité, il connaît la Ligue canadienne par cœur et c’est un homme qui écoute les gens autour de lui. J’ai confiance en lui.

Qu’on le veuille ou non, Jones a de la pression. En fait, on en a tous. Les Alouettes n’ont pas fait les séries depuis quatre ans et ça prend des victoires pour ramener les amateurs au stade et pour raviver l’intérêt pour l’équipe.

Retour à Edmonton

Ça commence vendredi soir à Edmonton, là où j’ai disputé la dernière saison. Comment est-ce que je me sens à l’idée de retourner au pays des Eskimos ? Honnêtement, je ne ressens rien de très spécial. J’ai été là seulement un an, je n’ai pas eu le temps de développer des liens très serrés et, comme je l’ai avoué, je n’ai pas particulièrement apprécié mon expérience là-bas. On prend l’avion jeudi, on s’en va là pour gagner et j’espère que nous allons commencer la campagne du bon pied.

À l’heure où on se parle, je ne sais trop quelles sont exactement les attentes des Alouettes à mon égard. Ce que je sais, par contre, c’est que j’aurai un rôle important au sein de l’équipe. Pendant les matchs préparatoires, j’ai alterné au poste de centre-arrière avec Étienne Moisan et j’ai connu un bon camp d’entraînement, autant à l’offensive que sur les unités spéciales. Je suis en santé, je suis en forme et je m’attends à connaître une bonne saison.

Et vous savez quoi ? Je vais faire ce que les entraîneurs vont me demander de faire, mais je suis TELLEMENT heureux de jouer au Québec, chez nous, tout près de Bromont, tout près de la maison. C’est véritablement un honneur pour moi de porter l’uniforme des Alouettes, l’équipe que je suivais quand j’étais jeune et qui m’a donné le goût du football.

Oui, je sais, les temps sont durs pour l’organisation, mais j’ai confiance en l’avenir. Il faut gagner des matchs et je sais que nous sommes capables de le faire. Il y a de bons joueurs ici et je le répète, l’ambiance est exceptionnelle dans le vestiaire. Présentement, c’est peut-être même notre plus grande force. Il y a beaucoup de négatif autour de l’équipe ces temps-ci et il faut renverser cette tendance.

J’aimerais terminer cette première chronique en remerciant La Voix de l’Est et le Groupe Capitales Médias pour l’opportunité qui m’est offerte de parler directement avec vous. C’est un privilège et j’en suis très reconnaissant.

Amateurs de football, on se souhaite une belle saison !

Propos recueillis par Michel Tassé