Dominique Alain a été ébranlée lorsqu’elle a appris qu’un enfant de quatre ans, William Racine, avait été mordu par un chien dans une garderie en milieu familial à Orford mardi.

Morsure de chien dans une garderie: Dominique Alain «troublée» par l’incident

« Ce qui est arrivé à ce petit garçon m’a troublée. Je trouve ça terrible comme événement. Ça aurait pu être beaucoup plus grave. Il y a une personne responsable qui a manqué à ses responsabilités. »

Sauvagement attaquée par trois chiens en mars dernier, Dominique Alain a été ébranlée lorsqu’elle a appris qu’un enfant de quatre ans avait été mordu par un chien dans une garderie en milieu familial à Orford mardi.

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« Je trouve qu’il y en a trop des cas de morsure de chien. Ça a dû être vraiment difficile pour les parents même si le garçon s’en tire assez bien », souligne Mme Alain, laquelle s’est donné comme mission de conscientiser la population relativement au danger présenté par certains animaux.

De l’avis de la résidente de Potton, il serait opportun de se demander si des chiens ont leur place dans un service de garde. « C’est le genre de question qu’on doit poser à nos députés et ministres. C’est eux qui décident des règles et ils ont un rôle à jouer important. Ce type de question, ce n’est pas de la politique, mais de la sécurité. Le gouvernement doit miser sur la prévention », juge-t-elle.

La Tribune a d’autre part réussi à joindre la directrice générale du Centre de la petite enfance (CPE) L’Enfant-Do, Martine Désilets, jeudi. Mme Désilets n’a pas voulu accorder d’entrevue au quotidien, mais elle a réagi par courriel plus tard pendant la journée.

« Nous sommes hautement préoccupés par la situation, car la sécurité des enfants dans leur service de garde éducatif est une priorité absolue pour toute notre équipe. Nous ne faisons aucune exception et appliquons une politique de tolérance zéro », a assuré Mme Désilets.

Toutefois, la directrice a ajouté qu’elle ne pouvait pas s’exprimer publiquement au sujet du cas impliquant le petit William Racine. « Nous sommes en ce moment au milieu d’un processus de traitement de plainte, lequel exige la confidentialité du dossier. Il m’est impossible d’émettre des commentaires. Nous menons actuellement une enquête sur les récents événements », a-t-elle spécifié.

Notons que la morsure est survenue dans un service de garde dirigé par une dame du nom de Jane Howell. Accueillant neuf enfants, cette garderie est rattachée à un bureau coordonnateur géré par le CPE L’Enfant-Do, qui est situé à Magog.

Dominique Alain

Une rencontre

Jeudi matin, les parents de l’enfant mordu, Katherine Plante ainsi que Jonathan Racine, ont justement rencontré la directrice générale du CPE L’Enfant-Do. Ils ont alors appris que la plainte qu’ils ont déposée concernant la morsure subie par leur fils serait présentée aux membres du conseil d’administration du CPE.

Les parents de William Racine avaient déjà songé à porter plainte contre le service de garde de Mme Howell, mais ils avaient abandonné l’idée après avoir été informés qu’on dévoilerait leur identité à la gardienne d’enfants, ce qui selon eux ne respecte nullement les règles en vigueur à l’échelle du Québec.

Par ailleurs, Katherine Plante et Jonathan Racine admettent qu’ils ont peu d’espoir de voir le CPE L’Enfant-Do leur dénicher de nouvelles places pour leurs deux enfants dans un autre service de garde à court terme.

« On nous a dit qu’un appel à tous serait effectué, mais aucune promesse ne nous a été faite. Il y aurait eu des fermetures de services dans leur réseau et j’ai l’impression que ce serait un miracle si on obtenait les places souhaitées de leur part. Pourtant, on pensait qu’ils avaient des places disponibles pour des situations plus urgentes à l’occasion », fait valoir Mme Plante.

Dans la foulée, cette dernière se permet de critiquer le réseau des services de garde de la province, qui selon elle ne répond pas aux besoins de nombreuses familles. « Il y a plein de parents en attente de places. Le système est déficient à mon avis », lance-t-elle.

La famille a d’ailleurs interpellé le député d’Orford, Gilles Bélanger, en espérant pouvoir avoir un coup de pouce de sa part. Les attachées politiques de ce dernier à Magog ont déjà été saisies du dossier.