Sylvain Allaire est exaspéré par la situation.

Menaces à la MRC: arrêté sans raison, il en a marre

Le Béginois Sylvain Allaire commence à en avoir marre de se faire arrêter inutilement à cause de son ex-conjointe. Il espère que les policiers et enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) ont compris qu’il n’avait rien à voir avec les manigances de son ancienne amie de cœur.

L’homme de 53 ans a été arrêté de façon assez directe et brutale vendredi dernier à Saint-Ambroise après que des employés de la MRC du Fjord aient reçu des menaces de mort.

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Les policiers de la MRC avaient réussi à retrouver le numéro de téléphone utilisé pour l’appel de menaces et avaient pu le relier au propriétaire de l’appareil, Sylvain Allaire. Il ne sait pas comment son ex a pu mettre son nom pour le numéro de téléphone.

« Je me rendais au garage pour faire réparer ma camionnette et une amie me suivait. À un moment donné, cinq voitures de police ont surgi devant et près de mon véhicule. Ils ont arrêté la circulation et les agents ont sorti leurs armes et m’ont ordonné de sortir. J’ai dû me coucher sur le sol mouillé. Ils m’ont mis un genou dans le dos et n’ont pas été très sympathiques », raconte M. Allaire, lors d’un entretien téléphonique.

« Les policiers ont fouillé mon camion et la voiture de mon amie sans aucun mandat. Ils m’ont ensuite amené au poste où j’ai été séquestré durant cinq heures avant d’être libéré sans aucune accusation, sans aucune explication et sans excuse », ajoute le citoyen.

Sylvain Allaire dit être assez connu à Bégin et à Saint-Ambroise et que bien des gens ont pu voir l’intervention brutale des policiers à son endroit. Il dénonce l’attitude de l’enquêteur au dossier, qui l’aurait traité comme un moins que rien.

« Je veux dénoncer la situation et surtout blanchir ma réputation. Je suis connu et bien des gens ont vu mon arrestation. Je veux que ces gens sachent que je n’ai rien à voir dans toute cette affaire ni dans aucune autre affaire. Je n’ai pas de casier judiciaire et je n’en veux pas non plus. »

« Il s’agit d’une expérience très désagréable. C’est la troisième fois au fil des dernières années que je suis arrêté à cause de mon ex-conjointe. J’ai reçu un ,810 (reconnaissance d’une situation sans avoir de casier judiciaire) pour avoir la paix au lieu de subir un procès contre l’ex. Et cette même ancienne conjointe m’avait accusé de l’avoir menacée à la sortie du Palais de justice. J’avais alors été arrêté, mais j’avais dit aux policiers de vérifier les caméras de surveillance et qu’ils verraient que je ne lui avais jamais parlé. Il n’y avait eu aucune suite à cette histoire », raconte M. Allaire.

Celui-ci espère que les policiers y penseront deux fois avant de procéder à l’arrestation d’une personne, surtout lorsqu’elle n’a rien à voir avec un événement.

« Ça me fait l’impression qu’ils ont procédé sur un coup de tête. On dirait un manque de professionnalisme de leur part », a conclu Sylvain Allaire.