Maxime Bernier est c8784onvaincu que le commissaire des débats des chefs changera d'avis et lui permettra de rejoindre les autres pendant les débats.

Maxime Bernier demeure convaincu qu'il participera aux débats des chefs

OTTAWA — Selon Maxime Bernier, le fait de ne pas l'avoir invité à participer aux débats des chefs pendant la campagne électorale signifie l'exclusion du seul chef politique ayant vraiment quelque chose de différent à dire.

«Cela ne sera pas un vrai débat, si je n'y suis pas, a-t-il déclaré, dimanche. Cela ne sera qu'une discussion bidon portant sur leurs superficielles différences.»

Le chef du Parti populaire du Canada a déclaré dimanche que les libéraux, les conservateurs, les néo-démocrates, les verts et les bloquistes partageaient tous des opinions similaires sur plusieurs sujets comme l'immigration, les changements climatiques et le système de gestion de l'offre dans le secteur laitier.

S'adressant à des candidats et des partisans au cours du premier grand rassemblement national du parti, à Gatineau, M. Bernier a accusé ses rivaux politiques, même les conservateurs, de défendre à des degrés divers des idées gauchistes.

Il a accusé les conservateurs — un parti auquel il a adhéré pendant plus d'une décennie — et les libéraux de s'incliner devant les groupes de pression. Son parti, a-t-il souligné, ne réalisera aucun sondage et mènera sa campagne en accord avec ses principes.

«Pendant que les autres parties analysent des sondages et discutent avec des groupes témoins pour décider les éléments qu'ils défendront, tout en s'inclinant devant tous les groupes de pressions, nous allons respecter nos principes», a-t-il lancé.

Les autres chefs des partis représentés à la Chambre des Communes participeront aux débats qui se dérouleront les 7 et 10 octobre, selon des critères établis par le gouvernement fédéral.

Le chef de partis souhaitant participer à un débat doit répondre à deux des trois critères suivants: avoir un député élu à titre de membre de son parti, soutenir des candidats dans au moins 90 % des circonscriptions, avoir obtenu au moins 4 % des suffrages lors des élections précédentes ou avoir des candidats ayant une véritable possibilité d'être élus à l'occasion des élections générales en cause, de l'avis du commissaire aux débats.

Le Parti populaire prévoit présenter des candidats dans toutes les circonscriptions, mais M. Bernier a été élu à titre de conservateur.

Selon le commissaire David Johnston, l'ancien gouverneur général, le Parti populaire du Canada n'a pas encore une possibilité réelle de faire élire plus d'un candidat au cours des prochaines élections fédérales.

M. Bernier s'est dit convaincu que le commissaire des débats des chefs changera d'avis et lui permettra de rejoindre les autres pendant les débats.

Il a dit vouloir viser la victoire en octobre, mais il a laissé entendre qu'il serait bien heureux d'avoir assez de députés pour pouvoir exercer des pressions sur le prochain parti appelé à former le gouvernement.

«Si on ne gagne pas, et notre but est de gagner, le pire scénario serait de détenir la balance du pouvoir», a ajouté M. Bernier, qui a écarté l'idée d'une fusion avec le Parti conservateur. L'actuel député de Beauce refuse de dire ce qu'il adviendrait de son parti s'il ne l'emporte pas.

Extrémisme islamique

Benjamin Dichter, qui s'était présenté à titre de conservateur aux élections de 2015, avait réchauffé la foule en affirmant que le Canada se dirige dans une mauvaise direction lorsqu'il s'agit de s'occuper de l'extrémisme islamique.

«Le Canada est malade et souffre d'un nauséabond relativisme culturel et de l'islam politique», a-t-il déclaré, un membre fondateur du groupe LGBTory.ca, un groupe de droite défendant l'homosexualité

Il est même allé jusqu'à accuser les conservateurs et les libéraux d'être trop proches de ces éléments.

Après le rassemblement, M. Bernier s'est dit heureux que M. Dichter ait soulevé la question lorsque les journalistes lui ont demandé s'il était d'accord avec lui.

«C'est important d'avoir ce débat et de soulever la question», a-t-il dit.

Selon M. Bernier, ce genre de réflexion s'accorde avec sa politique sur l'immigration. Un gouvernement issu de son parti exigerait de tout candidat à l'immigration qu'il passe une entrevue en personne afin qu'il démontre si des opinions concordent avec les «normes sociétales» canadiennes.