Depuis que l’alerte AMBER est levée, les policiers de la SQ sont en véritable chasse à l’homme. Ils travaillent jour et nuit pour retrouver le père des fillettes.   
Depuis que l’alerte AMBER est levée, les policiers de la SQ sont en véritable chasse à l’homme. Ils travaillent jour et nuit pour retrouver le père des fillettes.   

Martin Carpentier introuvable après cinq jours de recherches [PHOTOS + VIDÉO]

Dimanche, la découverte d’indices a offert un deuxième souffle aux équipes de recherches toujours sur les traces du père de Norah et Romy, retrouvées mortes à Saint-Apollinaire. «La clé dans ce dossier-là, c’est Martin Carpentier», rappelle la sergente Ann Mathieu.

Les corps des jeunes sœurs Norah et Romy ont été retrouvés samedi dernier. Depuis que l’alerte AMBER est levée, les policiers de la SQ sont en véritable chasse à l’homme. Ils travaillent jour et nuit pour retrouver le père des fillettes.

L’histoire de la famille Carpentier est sur toutes les lèvres. Plusieurs questions restent sans réponse. La Sûreté du Québec indique qu’elle possède plusieurs informations qui font avancer l’enquête, mais elle ne peut divulguer des informations qui nuiraient à l’enquête criminelle.

Depuis dimanche, les policiers concentrent leurs activités de recherches dans le secteur de la macabre découverte, dans le boisé entre les rangs Bois-Joly et Saint-Lazare.

«Des éléments d’intérêt ont été trouvés à cet endroit. Nous ne pouvons révéler la nature de ces éléments pour l’instant. Ils ont été récupérés et envoyés au laboratoire médico-légal à Montréal», indique la sergente Ann Mathieu, porte-parole de la SQ.

Ces découvertes donnent un deuxième souffle aux équipes de recherche. Toutes les unités sont de nouveau utilisées, telles que les maitres-chiens ou les équipes en VTT. Un drone et un hélicoptère sont aussi déployés.

Un avion a aussi été envoyé dans les airs avec un appareil de détection thermique, équipement prêté à la SQ par Transports Canada.

Les éléments trouvés seront évidemment utiles à l’enquête criminelle en cours.

«Ça vient apporter un espoir de résultat. Ça ne veut pas dire que ça va amener le résultat, mais ça nous donne un regain d’énergie au niveau de l’orientation des recherches. On se base sur des éléments les plus concrets possible. C’est motivant de voir que tous les efforts qu’on met font en sorte qu’on est capables de recueillir des indices qui aident à l’enquête», ajoute la sergente Ann Mathieu, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Les recherches se poursuivront tant que les agents ont des raisons de croire que Martin Carpentier se trouve dans le secteur boisé de Saint-Apollinaire ou Saint-Agapit.

En fin de journée lundi, la SQ n’avait aucun développement digne de mention. Les agents poursuivront les recherches dans la nuit, et les différentes équipes seront de retour mardi.

Les policiers de la Sûreté du Québec ont poursuivi les recherches toute la nuit, de samedi à dimanche.

Autopsies complétées

Les autopsies pratiquées sur les corps de Romy et Norah sont terminées, la SQ détient les résultats.

La SQ devra cependant vérifier des éléments auprès de Martin Carpentier avant de divulguer des informations. Ce dernier, considéré comme le principal suspect dans l’affaire, possède les pions manquants pour établir l’ordre chronologique des événements.

«C’est sûr qu’il ne faut pas oublier que Martin Carpentier, dans tous ces événements, est quand même un suspect. C’est important de savoir aussi que c’est une personne qui a besoin de soins, un humain victime d’une collision, notre priorité à la Sûreté est de sauver des vies. Sauf que nous avons deux filles décédées dans des conditions assez douteuses», rappelle la sergente Mathieu.

Des éléments d'intérêt ont été retrouvés dans le secteur de la découverte des corps des deux fillettes.

Vivant ou mort

Plus le temps passe, plus l’hypothèse que Martin Carpentier soit décédé est envisageable.

«Plus le temps passe, plus le temps joue contre lui. Il faut penser au manque d’eau, au manque de nourriture, à la température. On espère qu’il soit en vie. Plus on avance, plus la possibilité qu’il ne le soit pas est envisageable», ajoute Ann Mathieu.

Cette collision de mercredi soir, l’embardée nébuleuse du véhicule de Martin Carpentier sur l’autoroute 20, aura déclenché tout ce processus de recherche.

À l’heure actuelle, l’enquête semble confirmer que les deux fillettes étaient bel et bien à l’intérieur du véhicule au moment de l’accident. Le lieu où les corps ont été trouvés se trouve à environ 4 km de l’accident.

Toutes les unités sont de nouveau utilisées, telles que les maitres-chiens.

Attention aux fausses nouvelles

Il y a moins d’action que cette fin de semaine dans la petite municipalité de Saint-Apollinaire, mais beaucoup de voitures de patrouille et d’agents s’y promènent toujours. Les routes sont accessibles, les policiers cherchent toujours dans les boisés.

Depuis le début des recherches, des internautes ont publié à multiples reprises des nouvelles de la chasse à l’homme. L’action se passait dans leur cour arrière. Ces affirmations n’étaient toutefois pas fondées.

«Demeurez vigilant et ne vous fiez pas aux sources non officielles pour propager de fausses rumeurs», a écrit la SQ sur ses réseaux sociaux, bien obligée de rectifier le tir.

Si Martin Carpentier venait à être capturé, ou si son corps était finalement retrouvé, la Sûreté du Québec s’empressera d’aviser la population.

«Ne partagez pas les fausses nouvelles, ça évite de l’insécurité et de la déception chez les citoyens», ajoute la sergente Mathieu.

La porte-parole Ann Mathieu suggère aux citoyens, qui ont très hâte de connaître le dénouement de cette tragique histoire, de surveiller les comptes de la Sûreté du Québec, Facebook ou Twitter. Après l’annonce, elle effectuera par la suite un point de presse officiel avec les différents médias sur place, à Saint-Apollinaire.

Les citoyens des environs, jusqu’à Saint-Agapit, sont priés de garder l’œil ouvert. Toutes les informations concernant Martin Carpentier doivent être partagées avec le 9-1-1.

«Nous ne prenons pas de chance, nous vérifions toutes les informations qui nous ont transmises», insiste Ann Mathieu.

Climat anxiogène à Saint-Apollinaire

À la suite des événements des derniers jours, la municipalité de Saint-Apollinaire tient à offrir ses condoléances à la famille des victimes.

«La tragédie qui se joue sur notre territoire depuis jeudi est d’une immense tristesse. Nos pensées vont à la famille des petites Norah et Romy, en premier lieu à la mère des fillettes. Nous leur souhaitons toute la force possible pour traverser cette terrible épreuve», indique le maire de Saint-Apollinaire, Bernard Ouellet.

La municipalité remercie aussi ces services d’urgences pour toute l’aide apportée pendant les recherches. Le maire a aussi rappelé aux citoyens que des ressources psychologiques sont en place pour les citoyens qui voudraient en bénéficier.

«Nous sommes conscients que le drame qui se déroule à Saint-Apollinaire peut être particulièrement traumatisant et inquiétant pour nos citoyens. Il est important de ne pas hésiter à consulter divers experts ou d’appeler le service Info-Social 811 si le besoin s’en fait sentir. En souhaitant que tout ceci se termine le plus rapidement possible.»

La municipalité et le CLSC de Laurier-Station ont aussi mis sur pied un service d’aide psychologique. La salle du conseil municipal, située au 94 rue Principale à Saint-Apollinaire est mise à la disposition des intervenants sociaux. Les citoyens peuvent leur rendre visite dès 10h30.

Une campagne de financement lancée dimanche a aussi permis d’amasser près de 28 500 $ qui seront remis à la mère des victimes, Amélie Lemieux. Cette dernière a d’ailleurs livré un poignant témoignage devant les journalistes, lundi.

La campagne de financement : Les petites sœurs Carpentier (Lévis)

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