L’oeuvre environnemental d’Ultra-Nan s’est arrêté dans plusieurs écoles depuis sa première séance de signatures, le 21 janvier à Brébeuf. En tout, plus de 1800 jeunes ont apposé leur marque sur la toile, qui sera remise au Conseil municipal lundi.

L’œuvre d’Ultra-Nan signée par plus de 1800 jeunes sherbrookois

Après s’être frayé un chemin jusque dans sept écoles et trois centres de la petite enfance, l’œuvre environnementale d’Ultra-Nan destinée aux élus sherbrookois a récolté les signatures de plus de 1800 membres de la nouvelle génération. Fort du succès de cette initiative, le mouvement Urgence climatique Sherbrooke entend remettre l’œuvre au Conseil municipal lundi, avec une demande particulière en poche.

Alors qu’il sera accompagné de plusieurs parents et enfants pour la remise de la toile, le regroupement citoyen formulera une requête claire aux membres du conseil municipal : que soit ajoutée une section sur l’impact environnemental aux sommaires décisionnels du conseil, comme c’est présentement le cas pour l’impact budgétaire, afin qu’une vision environnementale à long terme accompagne chacun des choix de la Ville. 

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« Les paroles s’envolent, mais les écrits restent ! indique dans un communiqué Félix Boudreault, membre fondateur d’Urgence climatique Sherbrooke et coorganisateur du projet. L’ajout de l’impact environnemental au sommaire décisionnel, c’est une preuve que nous prenons l’urgence climatique et ses conséquences au sérieux. C’est un premier pas innovant dans l’adaptation de nos outils démocratiques afin de faire face à la crise climatique. »

Rappelons que cette initiative est née à la suite d’une déclaration de la conseillère Annie Godbout, qui a émis le souhait d’avoir un aide-mémoire à l’hôtel de ville pour qu’elle et ses collègues se souviennent des conséquences environnementales que porte chacune de leurs décisions, il y a quelques mois. 

Les premières signatures ont été apposées par les élèves de l’école Brébeuf le 21 janvier dernier, avant que l’engouement pour l’œuvre ne l’amène à se promener un peu partout dans la ville. 

« J’ai été sincèrement touchée par la mobilisation et la disponibilité des écoles autour de l’enjeu central de l’œuvre, c’est-à-dire l’importance d’agir face aux bouleversements climatiques, confie Stéphanie Leclerc, la membre d’Urgence climatique Sherbrooke ayant coordonné le projet. Je me suis sentie privilégiée d’entendre les propos pertinents des enfants et leurs façons d’exprimer leur réalité. J’étais en retour fière de leur offrir cette tribune. » 

Des cartes de Saint-Valentin pour les élus

Joignant humour et militantisme, le mouvement Urgence climatique Sherbrooke a diffusé des cartes de Saint-Valentin bien spéciales sur sa page, Facebook mercredi. 

Destinées à un être cher ou au « le conseiller municipal de votre cœur », ces cartes affichent des phrases accrocheuses à tendance environnementale telles que « Notre amour ne dort pas au gaz », « Tu ne me laisses pas carbo-neutre », « Tu conserves mon milieu humide » et « On a plus que le transport en commun ! ». 

« C’est rassembleur et positif, comme notre mouvement, commente Félix Boudreault. C’est une approche qui cherche à créer un dialogue autour des questions environnementales propres à Sherbrooke. Je préfère le faire dans le plaisir, la créativité et l’humour. Tant mieux si des citoyens en partagent à leurs élus ou élues ! »