Une vingtaine de travailleurs, portant le mannequin d’un fantôme représentant l’austérité, se sont d’abord présentés au monument de Samuel de Champlain avant le début des cérémonies officielles.

Les syndiqués des archives nationales perturbent la fête de Québec

Les syndiqués de la Bibliothèque des Archives nationales du Québec (BAnQ), qui avaient décrété une journée de grève, ont perturbé quelque peu les festivités du 410e anniversaire de la Ville de Québec mardi.

Une vingtaine de travailleurs, portant le mannequin d’un fantôme représentant l’austérité, se sont d’abord présentés au monument de Samuel de Champlain avant le début des cérémonies officielles, réclamant des augmentations similaires à celles consenties dans l’entente de principe ratifiée avec les autres employés de la fonction publique.

Leur présence a été remarquée et certaines personnes venues assister aux cérémonies leur ont fait savoir qu’elles n’appréciaient pas la démonstration. «Ce n’est pas la place, sacrez votre camp! Il y a une cérémonie!», a lancé un homme visiblement en colère au quatrième vice-président du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), David Bernans.

Les travailleurs n’ont cependant pas interrompu les cérémonies et ont attendu la fin de celles-ci avant de reprendre la parole et de distribuer des «billets» de 2,9 milliards $ représentant la hausse de rémunération des médecins. Ils se sont ensuite déplacés à l’hôtel de ville, juste avant que ne débutent les cérémonies protocolaires avec le Royal 22e Régiment.

«Même si la majorité est à Montréal, BAnQ compte une quinzaine de travailleurs à Québec. Nous sommes sans contrat de travail depuis trois ans et nous avons voté à 97% un mandat de grève de cinq jours à utiliser au moment opportun. C’est la première journée que nous utilisons», a expliqué M. Bernans au Soleil, ajoutant qu’une rencontre de négociation était prévue jeudi.

Les syndiqués déplorent que le gouvernement leur offre des hausses salariales de 5,25% sur cinq ans. «C’est la moitié de ce qui est offert au reste de la fonction publique. De plus, le gouvernement a acheté du matériel pour numériser les archives, mais il a aboli en 2016-2017 les postes de six professionnels et d’une vingtaine de techniciens qui auraient pu faire ce travail», poursuit-il, rappelant que les travailleurs de BAnQ ont subi quatre vagues de coupes de 2009 à 2018.

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