Le centre des Bruins Patrice Bergeron (37) est félicité par ses coéquipiers après avoir marqué contre les Blues en première période, samedi soir à St. Louis.

Les Bruins écrasent les Blues 7-2

SAINT-LOUIS — Patrice Bergeron et les joueurs vedettes des Bruins de Boston ont pris les critiques à coeur.

Après s’être fait plus discrets lors des deux premières rencontres de la finale de la Coupe Stanley, les meilleurs joueurs de la formation bostonienne ont mis de l’avant leurs meilleurs atouts pour prendre les devants 2-1 dans la série.

Bergeron a amorcé le bal offensif en première période et s’est fait complice de deux autres buts et les Bruins ont écrasé les Blues de St. Louis 7-2, samedi soir, lors du troisième match de la finale de la Coupe Stanley.

La ville de St. Louis accueillait un premier match de la finale de la Coupe Stanley en 49 ans.

Devant une foule survoltée au Scottrade Center, Bergeron a d’abord renversé la vapeur à mi-chemin en première période après un départ en dents de scie pour les visiteurs. Le vétéran, qui avait été écarté de la feuille de pointage lors des deux affrontements précédents, a fait dévier le tir de la pointe de Torey Krug en avantage numérique après avoir remporté la mise au jeu pour donner les devants aux Bruins.

«Nous avons passé moins de temps dans notre territoire, a expliqué Bergeron quelques instants après la victoire. Lorsque nous faisons ça, nous avons plus d’énergie en attaque.»

Le match no 4 sera présenté lundi, à St. Louis.

Les unités spéciales des Bruins ont donné du fil à retordre aux Blues. David Pastrnak, Krug et Marcus Johansson ont profité de trois autres occasions en avantage numérique pour noircir la feuille de pointage.

Depuis le début des séries, la troupe de Bruce Cassidy présente un rendement de 14 en 28 lorsqu’elle a l’avantage d’un homme sur les patinoires adverses.

Charlie Coyle, Sean Kuraly et Noel Acciari ont également fait bouger les cordages du côté des Bruins. Krug a également récolté deux mentions d’aide, alors que Coyle et Johansson ont ajouté une mention d’assistance à leur fiche respective.

De l’autre côté de la patinoire, Tuukka Rask a repoussé 27 lancers.

Ivan Barbashev et Colton Parayko ont répliqué du côté des Blues, qui tentent de conjurer le mauvais sort après voir été balayés à leurs trois participations précédentes à la finale de la Coupe Stanley en 1968, 1969 et 1970.

Jordan Binnington, qui a été chassé devant le filet en deuxième période après avoir concédé cinq buts, a effectué 14 arrêts. Son remplaçant, Jake Allen, a bloqué trois des quatre rondelles dirigées vers lui.

Les Blues n’auront finalement pas offert à leurs partisans le spectacle espéré.

Les Blues se sont nourris de l’énergie de la foule pour imposer leur rythme dans les premiers instants de la rencontre. Patrick Maroon et Vladimir Tarasenko ont obtenu deux bonnes occasions de donner les devants aux locaux lors des trois premières minutes, mais ils se sont butés à Rask.

Après avoir été dominé 5-0 par les Blues au chapitre des tirs au but, les Bruins ont donné du fil à retordre à Binnington en enregistrant huit tirs en moins de quatre minutes. Ils ont par la suite profité de la baisse de régime des Blues pour se donner un important coussin de trois buts.

À la suite du but de Bergeron, Coyle a doublé l’avance des siens grâce à un tir précis du côté de la mitaine, avec un peu plus de deux minutes à faire au premier engagement. Avec 10 secondes à écouler, Kuraly a surpris Binnington à la suite d’un revirement. Les Blues ont contesté le but, plaidant qu’il y avait hors-jeu sur la séquence, mais en vain.

Pastrnak a profité de la pénalité décernée aux Blues, suite à leur contestation, pour inscrire le quatrième but des Bruins à la 41e seconde de jeu au deuxième tiers.

Barbashev a tenté de stopper l’hémorragie. Laissé seul devant filet, l’attaquant des Blues a déjoué Rask après avoir complété une belle manoeuvre de Zach Sanford derrière le but.

Les unités spéciales des visiteurs sont toutefois revenues hanter les Blues. Krug a envoyé Binnington aux douches après avoir battu le gardien d’un simple tir des poignets, en supériorité numérique.

Acciari et Johansson ont porté le coup fatal en troisième période après que Parayko eut bénéficié d’un avantage numérique pour réduire l’écart 5-2.

Le défenseur John Moore a été inséré dans la formation des Bruins en relève de Matt Grzelcyk. Ce dernier est soumis au protocole des commotions cérébrales après avoir été plaqué contre la bande par-derrière par l’attaquant des Blues Oskar Sundqvist, lors du dernier match. Grzelcyk n’a pas accompagné l’équipe vers St. Louis. Moore l’a remplacé aux côtés de Connor Clifton lors de l’entraînement de vendredi.

Chez les Blues, Oskar Sundqvist, le seul joueur actif chez les Blues avec une bague de la coupe Stanley, a été remplacé par Sanford après avoir été suspendu pour un match pour sa mise en échec à l’endroit de Grzelcyk. Il s’agit du premier match que dispute Sanford depuis la première ronde.

Les Bruins participent à la finale pour une troisième fois en huit ans. Ils ont gagné les grands honneurs face aux Canucks de Vancouver en 2011, avant de baisser pavillon devant les Blackhawks de Chicago en 2013.

Les Blues tentent quant à eux de mettre la main sur le précieux trophée de Lord Stanley pour la première fois de leur histoire.