L’édaravone, un traitement produit par la pharmaceutique Mitsubishi Tanabe Pharme America, peut réduire la souffrance des personnes atteintes de la SLA figure sur la liste des médicaments couverts par la RAMQ.
L’édaravone, un traitement produit par la pharmaceutique Mitsubishi Tanabe Pharme America, peut réduire la souffrance des personnes atteintes de la SLA figure sur la liste des médicaments couverts par la RAMQ.

L’édaravone couvert par la RAMQ

L’édaravone figure désormais sur la liste des médicaments couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).

Il s’agit d’une victoire pour des centaines de Québécois atteints de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative à évolution rapide et mortelle.

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Radicava, un traitement par perfusion intraveineuse produit par la société pharmaceutique Mitsubishi Tanabe Pharma America, est indiqué pour ralentir la perte de fonction chez les personnes atteintes de SLA, soutient la compagnie.

Mario Goupil, un Sherbrookois dont la conjointe, Lisette Joyal, souffre de la SLA et qui avait entrepris une croisade en ce sens auprès du gouvernement québécois, notamment la ministre de la Santé Danielle McCann, a réagi positivement à la nouvelle mercredi.

« J’avoue que c’est avec beaucoup d’émotion que j’apprends que tous les Québécois atteints de la sclérose latérale amyotrophique, une maladie dont souffre mon épouse Lisette, pourront avoir accès à l’édavarone (Radicava) sur prescription de leur médecin », commente-t-il.

« Oui, les négociations ont finalement abouti. Ce fut une longue bataille. Pas facile. Mais aujourd’hui, on en récolte les fruits. Je suis heureux pour une chose : ça va aider bien des gens dans le futur. Il y a environ 600 personnes atteintes de la SLA au Québec et les prochains qui vont recevoir un tel verdict vont avoir la chance de voir amoindrir leurs souffrances, soit moins de spasmes grâce à ce médicament. Ils peuvent espérer vivre un peu plus longtemps. C’est ça l’important. »

L’édaravone est un traitement produit par la pharmaceutique Mitsubishi Tanabe Pharme America.

Pour Mitsubishi Tanabe Pharme America, l’inscription du Radicava au régime public d’assurance médicaments du Québec est une étape importante dans le cadre de son engagement envers la communauté canadienne de la SLA, a déclaré son président Atsushi Fujimoto. « Nous remercions le gouvernement du Québec pour son rôle déterminant dans la mise à disposition de ce traitement aux patients québécois couverts par le régime public d’assurance médicaments du Québec. »

L’entreprise poursuit les discussions avec les provinces, les territoires et les organismes fédéraux participants concernant son inscription aux programmes de médicaments profitant d’un financement public.

En février dernier, on apprenait que le médicament allait être disponible au Canada, mais au coût de 920 $ par dose.

« Je me souviens que lorsque nous avons appris l’existence de ce médicament, il y a un an, il nous a fallu l’importer du Japon à coups de milliers de dollars, pour soigner Lisette. Dans l’espoir de pouvoir l’obtenir au Québec, où c’était impossible, on a entrepris une cabale sur la place publique. Il y a eu l’organisation de deux conférences de presse pour dénoncer ce refus de l’aide médicale à vivre, puis de nombreuses entrevues tant dans les quotidiens que dans les différents réseaux de radio et de télévision du Québec. J’ai même eu l’opportunité de rencontrer la ministre de la Santé, Danielle McCann, pour plaider notre cause en octobre dernier », rappelle M. Goupil.

« Au fond, on a marché dans les traces de Nancy Roch, qui a été la première à réclamer l’accès à ce médicament et qui s’était même rendue dénoncer la situation sur le plateau de l’émission Tout le monde en parle. »

Quand il a appris la nouvelle mercredi, Mme Joyal recevait justement son traitement d’édaravone à la maison.

« Je vois le résultat et je me dis que tous ces efforts sont aujourd’hui récompensés. On me demande quel effet peut avoir l’édaravone sur mon épouse. À cela, je réponds toujours que je ne suis pas certain qu’elle serait encore là sans ce médicament. Je le pense vraiment », dit-il.

« On peut enfin crier victoire. Merci à tous les journalistes et médias qui nous ont suivis dans cette bataille. Et un merci particulier et sincère à la ministre Danielle McCann. Vous m’aviez promis de nous aider et vous avez tenu parole. »