Marc-Édouard Vlasic (44) était aux premières loges pour célébrer le but gagnant de Barclay Goodrow (23) qui couronnait la remontée éclatante des Sharks face aux Golden Knights, mardi.

L'éclatante remontée des Sharks vue par Vlasic

«Dans le deuxième match, on perdait 3-0 en première période et en trois minutes, on a fait 3-3. Alors on savait très bien qu’on pouvait revenir, même sans l’avantage numérique. En plus, ils nous donnent une chance en avantage, alors on s’est dit : on va leur faire payer pour avoir pris une punition.»

Les Golden Knights de Las Vegas ont payé le prix fort de l’élimination, tard mardi soir. Gracieuseté du défenseur résident de Québec Marc-Édouard Vlasic et des Sharks de San Jose, auteurs de l’une des plus éclatantes remontées lors d’un septième match éliminatoire dans l’histoire de la LNH.

En retard 3-0 en milieu de troisième période, les Sharks ont profité d’une pénalité majeure de cinq minutes controversée imposée à Cody Eakin, des Knights, pour un présumé coup de bâton au visage de Joe Pavelski. Après avoir vu un Pavelski ensanglanté retraiter au banc avec difficulté, des Sharks déchaînés ont enfilé quatre buts sur ce jeu de puissance en quatre minutes. San Jose l’a finalement emporté en prolongation pour effacer un déficit de 3-1 dans la série et envoyer les finalistes de l’an dernier en vacances.

«On était inquiet pour lui [Pavelski]. Mais un joueur s’en va et c’est quand même 3-0 Vegas. Il fallait trouver une façon de revenir dans le match. Même si on était ébranlés, fallait se concentrer pour gagner la game», a expliqué Vlasic au Soleil, au lendemain de cette incroyable victoire, tout en ajoutant que Pavelski allait maintenant «très bien».

L’ancien des Remparts de Québec vivait son sixième match numéro sept dans l’uniforme des Sharks, avec qui il s’aligne depuis ses débuts dans la LNH il y a 13 ans. Sa fiche est de 4-2.

Mais des matchs ultimes, il en a disputé pas mal plus. Les Sharks en ont joué trois juste dans cette première ronde contre les Knights. «On perdait 3-1, alors on devait absolument gagner le match cinq et garder encore la même mentalité pour le match six et le sept. Pour nous, c’était trois matchs ultimes, la même chose que trois septièmes matchs», constate-t-il.

Missions défensives

«On a gagné en expérience au fur et à mesure de cette série. Nos jeunes et même les gars plus expérimentés se sont donné un peu plus match après match.»

Membre d’une brigade défensive comptant deux anciens gagnants du trophée Norris remis au meilleur défenseur en Brent Burns et Erik Karlsson, Vlasic évolue davantage dans l’ombre. L’entraîneur-chef Peter DeBoer le mandate des missions défensives de la plus haute importance, dans les moments cruciaux. Comme sur le but vainqueur de Barclay Goodrow en fin de quatrième période.

«J’embarque quand le meilleur joueur l’autre bord embarque. Ma job est d’éliminer le meilleur joueur l’autre bord et ça nous donne une chance de gagner la partie. En infériorité numérique, aux moments importants, en fin de match, mon rôle est de m’assurer que tout est sous contrôle. Je l’ai fait pour la majorité de la série contre Vegas et ce sera encore plus difficile dans la prochaine série», souligne celui qui a raté les troisième et quatrième rencontres pour blessure, deux défaites. Il se dit maintenant rétabli à 100 %.


« Il fallait trouver une façon de revenir dans le match. Même si on était ébranlés, fallait se concentrer pour gagner la game »
Marc-Édouard Vlasic, à propos de la remontée incroyable des Sharks

La prochaine série, qui commence vendredi, opposera les Sharks à l’Avalanche du Colorado, qui a surpris les Flames de Calgary en première ronde. Et Vlasic devrait se retrouver souvent sur la patinoire en même temps que Nathan MacKinnon, surtout à San Jose, quand DeBoer bénéficiera du dernier changement.

«Effectivement, ça risque d’être pas mal ça! Pas juste un joueur, mais leur premier trio [MacKinnon, Gabriel Landeskog et Mikko Rantanen] est l’un des meilleurs de la ligue. Ils ont plus qu’un trio, mais si on élimine leur meilleur trio, on se donne des chances de gagner chaque match», analyse Vlasic, qui a vu les Flames échouer lamentablement à ce chapitre en cinq parties.

Les Sharks ont trois victoires en trois cette saison contre l’Avalanche, qui auront toutefois profité de quatre journées de congé supplémentaires.